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Devant les officiels européens, Zuckerberg s’exécute immédiatement

Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, n’a clairement pas l’intention de se disputer avec les plus hauts responsables politiques européens. En raison des nouvelles règles strictes en matière de publicité politique, les partis politiques européens ne pouvaient soudainement plus faire de publicité dans tous les pays européens mais devaient les limiter à la Belgique. Mais maintenant, il change son fusil d’épaule : il va rapidement changer les règles à nouveau.

Tout a commencé par les meilleures intentions. Cela semble presque être le point de départ, à chaque fois que Mark Zuckerberg a de nouveau des problèmes liés à Facebook. La énième histoire, mais cette fois-ci avec un groupe d’opposants puissants, à savoir les plus hauts responsables politiques européens. Et c’est pour cela que Zuckerberg ne veut manifestement pas d’un conflit prolongé, et ce pour de bonnes raisons.

Tout tourne autour des nouvelles règles sur les publicités politiques payantes. Après les scandales et les ingérences étrangères, Facebook a décidé d’autoriser uniquement les annonces politiques émanant du pays où se trouve l’annonceur. Des mesures simples, un problème majeur résolu, semblait-il pour les Américains.

Mais ils ont naturellement ignoré le fonctionnement de la politique européenne. Parce que dans l’intervalle, des partis européens puissants ont émergé au Parlement européen et à la Commission. Il y a, entre autres, le PPE, les démocrates chrétiens européens, le PSE, les socialistes, l’ALDE, les libéraux et l’EGP, les verts européens. Ils ont une influence profonde sur la prise de décision et, en particulier, sur la répartition des postes en Europe. Tous sont basés à Bruxelles, mais bien sûr, ils font campagne dans toute l’Europe.

Et soudain, depuis le 15 avril, ils ne peuvent plus faire de publicité sur Facebook. Seulement en Belgique, car ils ont tous leur siège ici à Bruxelles. Cela s’est mal passé, et une lettre ouverte a suivi pour renverser immédiatement la situation.

Changement de parcours très rapide

Facebook classifie généralement ces appels verticalement, l’entreprise n’a pas beacuoup l’habitude d’écouter les plaintes des utilisateurs. Mais cette fois-ci, c’est différent. L’Europe a déjà été particulièrement critique à l’égard des acteurs de la Silicon Valley. Elle a notamment condamné trois fois Google à payer des milliards d’euros d’amende pour avoir abusé de son monopole. La chance que Facebook se retrouve elle aussi dans cette situation un jour est également très grande.

Ainsi, Nick Clegg (l’ancien haut responsable politique anglais), grand patron du lobbying sur Facebook, a rapidement contacté Antonio Tajani. C’est le président du Parlement européen. Il a ajouté que les partis européens, les institutions européennes et les politiciens européens obtiendront bientôt l’autorisation de faire de la publicité partout en Europe, écrit Politico. Ou comment Facebook peut changer sa politique en un seul clic, s’il estime cela nécessaire pour ne pas offenser la politique européenne.

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