L’économie de la zone euro traverse un « âge d’or » de croissance

Oubliez la crise de la dette, le taux de chômage record et l’inflation quasi nulle. Nous avons (enfin) de bonnes nouvelles : les économistes de plusieurs institutions s’accordent à dire que la zone euro traverse un âge d’or de croissance avec de faibles tensions inflationnistes. Celui-ci devrait durer encore quelques années, sauf si des chocs géopolitiques graves venaient à le remettre en cause.

Oubliez la crise de la dette, le taux de chômage record et l’inflation quasi nulle. Nous avons (enfin) de bonnes nouvelles : les économistes de plusieurs institutions s’accordent à dire que la zone euro traverse un âge d’or de croissance avec de faibles tensions inflationnistes. Celui-ci devrait durer encore quelques années, sauf si des chocs géopolitiques graves venaient à le remettre en cause.

La zone euro bénéficie actuellement de la croissance la plus forte en une décennie. La semaine dernière, la Commission Européenne a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour 2017 pour les porter à 2,2 %, à comparer à la prévision de 1,7 % qu’elle avait établie en mai. Lundi dernier, le Fonds Monétaire International a déclaré que la croissance en Europe, y compris dans la zone euro, avait des retombées positives sur l’ensemble du monde, ce qui avait contribué à revoir à la hausse ses perspectives de croissance pour le monde. Selon les économistes de Bloomberg Economics, le taux de croissance de la zone euro devrait être de 0,6% pour le 3e trimestre, un rythme plus soutenu que la tendance actuelle de long terme.« Plus de 4 ans après le début de l’expansion que l’on constate actuellement, la plupart des indicateurs signalent que l’économie de la zone euro se trouve encore quelque part au milieu du cycle. Sauf si un choc inattendu se produit, nous devrions encore assister à plusieurs autres années de croissance économique », promet Angel Talavera, un économiste d’Oxford Economics.Benoît Coeuré, l’un des administrateurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) avait même été jusqu’à dire la semaine dernière que l’économie de la zone euro n’avait jamais été aussi saine depuis la création de la monnaie unique en 1999.

La politique de la BCE

Cette bonne santé est largement liée à la politique très accommodante menée par la BCE. Celle-ci a contribué à maintenir des taux d’intérêt très faibles. Les bénéfices des entreprises dépassent les prévisions et la confiance des ménages et à son plus haut niveau depuis 2001.En octobre, la BCE a annoncé qu’elle poursuivrait son programme sur une bonne partie de l’année prochaine, et qu’elle n’augmenterait pas les taux d’intérêt pour le moment. De son côté, la banque Nordea a affirmé qu’elle ne s’attendait pas à une hausse des taux d’intérêt avant décembre 2019.

Tout n’est pas rose

Cela étant, tout n’est pas encore rose dans la zone euro. Le taux de chômage des jeunes s’établit encore près de 25 %, la croissance de la productivité est encore faible par rapport à son rythme du début du siècle, et l’inflation (de 1,4 % en septembre) est encore inférieure à la cible de 2 % de la BCE.À cela s’ajoutent des risques politiques : les partis politiques eurosceptiques continuent de gagner du terrain, et la crise de la Catalogne pourrait aussi constituer une menace.Mais la situation de la zone euro euro reste bien plus enviable que celle du Royaume-Uni, où la perspective du brexit a affaibli la parité de la livre et érodé les investissements, et où l’on constate une certaine morosité économique.

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