Une ville flottante pour tester de nouvelles formes de gouvernance

Peter Thiel a presque abandonné son rêve d’utopie libertaire au milieu de l’océan. En 2008, ce milliardaire cofondateur de Paypal et membre de l’équipe de transition de Donald Trump avait fait le pari de créer une ville flottante qui abriterait une colonie politiquement indépendante.

Il avait alors versé 1,7 millions de dollars au Seasteading Institute chargé de développer le projet, mais en a depuis quitté le conseil d’administration. Dans une interview ce mois-ci pour le New York Times, Thiel a écarté l’idée d’une ville flottante, expliquant qu’un tels projet ne serait pas réalisable du point de vue de l’ingénierie avant longtemps.

Le projet suit son cours

Mais le Seasteading Institute continue sans son soutien. Ainsi, l’ONG a semble-t-il convaincu le gouvernement de la Polynésie française de l’aider à développer un projet pilote de ville flottante formée de 2 ou 3 plateformes. Chacune a une superficie d’un demi-terrain de foot et elle sera capable de loger 30 personnes. Si le programme est un succès, plus de plateformes seront ajoutées. L’île artificielle doit inclure des systèmes de production  d’énergie durable et d’aquaculture peut satisfaire tous les besoins.
Selon Hencken, le directeur général, le coût pour lancer la construction pourrait atteindre 30 millions de dollars, et chaque plateforme ajoutée pourrait coûter 15 millions de dollars de plus.
Auparavant, le Seasteading Institute voulait implanter la ville flottante dans les eaux internationales – mais les coûts de construction étant trop élevés, l’ONG a finalement choisi d’établir un partenariat avec un pays hôte.
Mais cela pose un autre problème, celui de la création d’une zone économique spéciale avec des lois autres que celles de la Polynésie française.
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