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Les femmes mènent la révolution dans l’industrie des jouets sexuels

L’industrie des jouets érotiques et pour adultes est évaluée à 30 milliards de dollars (27 milliards d’euros) par an. Les vibromasseurs y représentent 1 dollar sur 5. Les hommes sont encore à la tête d’environ 70 % des entreprises du secteur. Mais de plus en plus de startups ont une femme à leur tête. Elles essaient de changer la perception des jouets sexuels, pour remplacer la facette du vice par celle du bien-être.

Pendant des années, la pensée masculine a dominé l’industrie du jouet sexuel. Les vibromasseurs et autres accessoires étaient considérés comme des accessoires vicieux tabous. La plupart du temps, ils n’étaient disponibles que dans les sex shops obscurs.

Les femmes prennent progressivement le relais

Mais les femmes prennent progressivement le relais et promeuvent une stratégie complètement différente, essayant d’orienter la perception des jouets sexuels dans une direction complètement différente. Elles développent des jouets qui visent à libérer l’énergie féminine. Un désir que l’industrie a ignoré pendant des décennies.

« Nous développons des produits modernes pour un désir qui existe depuis le début de l’humanité. Et ce désir ne disparaît pas. C’est la stigmatisation et la honte qui l’entourent qui devraient disparaître », déclare Ti Chang de Crave, une entreprise qui a développé un petit vibromasseur pouvant être porté autour du cou (photo ci-dessus).

La technologie s’immisce dans les vibromasseurs

Naturellement, la technologie joue un rôle de plus en plus important à cet égard. Les entreprises ont utilisé le Bluetooth et la collecte de données pour développer des produits à la pointe de la technologie. Cela a même conduit à un procès en 2017We-Vibe, un fabricant canadien de vibromasseurs intelligents, a ensuite été condamné à verser 10 000 dollars canadiens (7 000 euros) de dommages et intérêts à chaque client dont les activités sexuelles avaient été illégalement surveillées par l’entreprise. Une application à peine sécurisée, reliée à chaque vibromasseur permettait à toute personne proche du réseau Bluetooth de prendre le contrôle de l’appareil.

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Les fournisseurs de capitaux évoluent également

Les fournisseurs de capitaux soutiennent également le retournement stratégique. Le fonds d’investissement Intimate Capital, par exemple, n’investit que dans des « sociétés de bien-être sexuel ». Un ajout bienvenu dans le secteur, car les fonds d’investissement plus conservateurs préfèrent encore ignorer l’industrie. Un porte-parole d’Intimate Capital affirme qu’il ne voit aucune différence avec les investissements dans d’autres types de produits de santé.

Remarquablement, la communauté technologique au sens large demeure en retrait. Plus tôt cette année, une entreprise qui avait mis sur le marché un vibrommasseur intelligent a dû renvoyer un prix d’innovation qu’elle avait précédemment gagné au CES (Consumer Electronics Show). Le jury a trouvé le « Osé » finalement « immoral, obscène et indécent ». Samsung a également demandé à un participant à une foire des tech organisée cette année par le Sud-Coréen cette semaine de retirer un vibromasseur, bien que la société avait déjà approuvé le produit.

Enfin, il y a l’éternelle hypocrisie Facebook/Instagram et des autres médias sociaux. Le Viagra y est présenté comme un produit de santé, alors que la publicité pour les lubrifiants est interdite. Plusieurs startups lancent actuellement une campagne pour manifester et dénoncer cette discrimination.

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