Va-t-on abandonner les sauts de 1 seconde en 2012?

La norme de temps UTC (temps coordonné universel), basée sur des horloges atomiques, s’est imposée en 1972, et elle a succédé au temps astronomique, qui est basé sur la révolution terrestre. Et pour compenser les différences entre les deux normes, des pas de 1 seconde de valeur ont été ajoutés lorsque c’était nécessaire.

Pour que les horloges en tiennent compte, il a fallu les forcer à accepter une minute de 61 secondes. Concrètement, à la 59ème seconde, l’horloge suspend son avancée pendant une seconde supplémentaire.

Cela ne pose pas de problème dans la vie quotidienne, mais il n’en va pas de même pour les systèmes de navigation par satellite comme les GPS qui ont besoin d’une échelle de temps continue. Ainsi, il y a un écart de 15 secondes entre l’échelle UTC et celle que le système GPS utilise, ce qui pourrait poser un risque pour les atterrissages d’avion, si le pilote, pas informé de cet écart, ne procède pas à la compensation. De même, pour les marchés financiers, des écarts d’une seconde peuvent signifier des transactions gagnantes ou perdantes supplémentaires équivalant des millions de dollars.

En juin, les scientifiques du Bureau des Poids et mesures de Paris, qui gère le temps du monde, et leurs collègues des Etats membres de l’Union Internationale des Télécommunications vont donc voter pour décider d’abandonner ces sauts de 1 seconde. Certains s’inquiètent de la divergence grandissante que l’abandon des sauts va provoquer entre le temps astronomique et le temps atomique, mais elles sont négligeables (1 minute pour 100 ans).

Dans le futur, il pourra y avoir une divergence plus importante, une demi-heure en l’an 2600. Mais sait-on de quoi sera fait le temps à ce moment-là ?

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