« L’Europe comme les États-Unis sont en phase de fin de cycle économique »

« Les derniers indicateurs économiques, en particulier le PMI – confirment que la trajectoire de la croissance économique en Europe est compromise, et même incertaine », explique Christopher Dembik de Saxo Bank dans son podcast quotidien :


“L’Europe comme les États-Unis sont en phase de fin de cycle économique. C’est d’ailleurs bien montré la publication des derniers indicateurs trimestriels aux États-Unis. (…) Au Royaume-Uni, l’indice PMI pour le secteur de la construction (voir ci-dessous), souvent considéré comme un indicateur avancé de croissance, était en contraction déjà depuis plusieurs mois.

Il va donc être aisé de blâmer le brexit pour la faible croissance, cependant le processus de ralentissement économique avait commencé bien avant, avant le début de cette année, même (…) Le brexit n’est pas responsable du ralentissement économique, il n’a fait que l’accélérer”.

Récession

Il semble donc inévitable que le Royaume-Uni entre avant la fin de l’année dans une nouvelle récession, un scénario qui avait été prévu par la Banque d’Angleterre :

« En juillet, la BOE (Banque centrale d’Angleterre) avait opté pour un maintien des taux d’intérêt inchangés. (…) Mais désormais elle dispose de plus de données post-brexit qui montrent bien ce ralentissement économique (…), elle pourrait donc être incitée à assouplir sa politique monétaire (…) et de baisser son taux directeur de 25 points de base jeudi.

Ce n’est plus qu’une question de mois avant que la Banque d’Angleterre se décide à agir

Et même si en août, elle décide de maintenir le statu quo (…), dans tous les cas, ce n’est qu’une question de mois avant que la Banque d’Angleterre agisse, ce pourrait être en septembre (…).
Au niveau de la livre sterling, la perspective de la baisse des taux est déjà en partie intégrée dans cours de la livre sterling. (…)

L’important déficit du compte courant budgétaire, proche de 7% du PIB au Royaume-Uni, est un élément clé à suivre. La baisse de la livre sterling est un élément qui pourrait faciliter la gestion de cet aspect de l’économie britannique, mais ce sera très clairement insuffisant, et on est sur une phase un peu compliquée dans les prochains mois, la récession technique est quasiment actée”.

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