Economie

Un rapport britannique demande l’interdiction des jets privés à combustibles fossiles

D’ici 2025, la Grande-Bretagne doit interdire l’utilisation de jets privés. Une telle mesure peut avoir un effet particulièrement positif sur l’environnement. La décision encouragera également le développement des avions électriques, indique un rapport du groupe de réflexion Common Wealth.

Le rapport souligne qu’en 2018, 128.000 vols entre des aéroports du Royaume-Uni et de l’UE ont été effectués à l’aide de jets privés, soit 6% de l’ensemble du trafic aérien du Royaume-Uni. En outre, 14.000 autres voyages ont été effectués vers des destinations hors d’Europe.

Impact des jets privés

L’impact global de ces vols a été estimé à environ 1 million de tonnes d’équivalent CO2, ce qui correspond aux émissions annuelles d’environ 450.000 voitures typiques sur les routes britanniques. Un vol privé entre Londres et New York équivaut à conduire une voiture britannique conventionnelle sans escale pendant quatre ans et demi.

Selon le rapport, un passager d’un avion privé en Europe produit sept fois plus d’émissions qu’un passager sur un vol régulier, 10 fois plus qu’en classe économique et environ 150 fois plus qu’un voyage en train à grande vitesse.

Selon les estimations, environ 40% de tous les jets privés volent sans passagers. « Il s’agit simplement de s’assurer que les propriétaires et les clients de différents endroits ont un accès facile et confortable à l’aviation », ont déclaré les chercheurs. « Même pleins, les jets privés ne transporteront en moyenne que cinq passagers. »

Avions électriques

La propulsion électrique est selon Common Wealth une technologie idéale pour lutter contre les émissions des jets privés. Quatre voyages sur cinq en Europe pourraient être complétées par de petits avions électriques en cours de développement commercial.

Ces appareils arriveraient sur le marché à la mi-2020. Selon les critiques, l’évolution actuelle n’est pas assez rapide. Si le développement des avions électriques se poursuit au rythme actuel, ils estiment qu’à peine 15% des émissions de l’aviation britannique pourraient être évitées.

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