La Turquie remplace ses officiers pro-OTAN par des conservateurs pro-russes

En Turquie, les postes de cadres diplomatiques et militaires sur les missions étrangères et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui étaient occupés par des officiers pro-occidentaux sont de plus en plus occupés par des extrémistes pro-russes, rapporte le Times.

En Turquie, les postes de cadres diplomatiques et militaires sur les missions étrangères et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui étaient occupés par des officiers pro-occidentaux sont de plus en plus occupés par des extrémistes pro-russes, rapporte le Times.

Cela pourrait induire un affaiblissement de l’OTAN, et une victoire pour le président russe Vladimir Poutine. Un certain nombre d’officiers limogés récemment ont contacté le général Curtis Scaparrotti, commandant en chef de l’OTAN.Ils l’ont averti que des ultra-nationalistes étaient de plus en plus influents au sein de l’armée turque, ce qui se traduit, selon eux, par une montée du sentiment anti-occidental.«Ce qui est inquiétant, c’est que beaucoup de ces nouvelles recrues de Turquie au sein de l’OTAN partagent des vues radicales, certains remettent en question les valeurs de l’OTAN et détestent même certaines organisations occidentales, tout en  nourrissant une certaine sympathie pour la Russie, la Chine et l’Iran », peut-on lire dans l’email que Scaparrotti a reçu, et dont le Times a réussi à se procurer une copie.

La volte-face d’Erdogan

Une volte-face d’Erdogan visant à se tourner le dos à l’OTAN pour se rapprocher de la Chine et la Russie pourrait compromettre l’efficacité de l’Organisation militaire occidentale. Pour agir, celle-ci nécessite l’approbation de l’ensemble des 28 pays qui y ont adhéré.« Du point de vue libéral et démocratique européen, le pays recule et du point de vue de l’OTAN, le pays tout entier est devenu très peu fiable », peut-on y lire. La Turquie a l’une des plus grandes armées de l’OTAN et elle assure des fonctions stratégiques sur les frontières avec la Syrie, l’Iran et l’Irak.Le Général Scaparrotti avait auparavant indiqué que les purges opérées dans l’armée turque suite au coup d’Etat manqué du mois de juillet, et qui ont affecté 150 gradés de l’OTAN, avaient affaibli l’efficacité de ses opérations. Ses déclarations ont suscité un vif mécontentement en Turquie, où il a été accusé de soutenir le religieux Fethullah Gülen, le grand adversaire du président turc Recep Tayyip Erdogan.Les adeptes de Gülen sont accusés d’avoir orchestré le coup d’Etat manqué contre Erdogan.

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