Economie

Trump épargne l’industrie automobile européenne. Voici pourquoi…

Le président américain Trump n’a finalement pas concrétisé sa menace de taxer de 25 % les importations de voitures européennes aux États-Unis. Le droit d’importation actuel au taux de 2,5 % sera simplement maintenu.

Début 2018, Trump aurait déclaré au président français Emmanuel Macron qu’il maintiendrait sa position commerciale « jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de Mercedes-Benz sur la Fifth Avenue à New York ». Selon Trump, il n’était plus acceptable que l’on puisse voir partout des voitures allemandes aux États-Unis, alors que les Chevrolet demeuraient rares en Allemagne.

Le ministère américain du commerce a alors ouvert une enquête pour déterminer si l’importation de voitures constituait une menace pour la sécurité nationale. Mais après consultation de l’UE, elle n’est pas parvenue à cette conclusion.

Un certain nombre de choses ont amené Trump à laisser l’affaire en l’état pour le moment :

  1. Les constructeurs automobiles allemands ont promis de créer 25 000 nouveaux emplois aux États-Unis.
  2. Les constructeurs automobiles allemands ont employé 12 000 personnes aux États-Unis au cours des dernières décennies. La plupart d’entre eux dans les Etats du sud où Trump est très populaire.
  3. Une voiture sur six assemblée aux États-Unis provient d’une usine d’un constructeur automobile européen. [Une voiture sur cinq assemblée en Europe est également vendue aux États-Unis.]
  4. Les constructeurs automobiles américains Ford, Chrysler et General Motors se sont opposés à toute mesure protectionniste. Parce que l’importation des pièces détachées européennes qu’ils placent dans leurs voitures deviendrait également plus chère. Les fournisseurs européens de l’industrie automobile américaine emploient également 400 000 personnes aux États-Unis.
  5. Les constructeurs automobiles américains sont en difficulté sur le marché européen. Ils craignent que les contre-mesures que l’Europe pourrait prendre ne leur rendent la vie encore plus difficile.

La bourse ne peut tolérer une seconde guerre commerciale

L’allégation selon laquelle chaque voiture allemande circulant aux États-Unis vole des emplois américains est désormais une fable. C’est poirtant une position que Trump a exprimée à plusieurs reprises.

Les Américains se réservent le droit de changer de position dans un délai de six mois si les négociations avec l’UE ne vont pas dans la bonne direction. Mais Trump, qui aligne sa politique économique sur l’état des marchés boursiers, n’a guère de raison de déclencher une seconde guerre commerciale. Les désaccords avec la Chine commencent à peser trop lourdement sur l’industrie américaine.

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