« Des dizaines de CEO et de lobbyistes tentent d’approcher Trump dans ses clubs de golf »

Les terrains de golf privés de l’Organisation Trump sont fréquentés par près de 70 lobbyistes et de dirigeants de fournisseurs du gouvernement américain, révèle une enquête menée par USA Today. On peut penser que certains des adhérents de ces clubs tentent ainsi de se rapprocher du 45e président des Etats-Unis, espérant l’entretenir sur certains sujets, ou décrocher des contrats publics, ce qui n’est pas sans soulever certaines question éthiques. Parmi les adhérents, on trouve notamment des dirigeants de firmes d’armement, un lobbyiste pour le gouvernement de Corée du Sud, un avocat qui défend les intérêts de l’Arabie Saoudite, et le président d’un syndicat de fabricants de pesticides dont l’interdiction est à l’étude.Depuis son investiture, le président a passé un quart de son temps (58 jours) dans la dizaine de clubs de golf de son organisation. On le voit plus particulièrement dans ceux du New Jersey, de la Virginie et de la Floride. « Beaucoup décrivent Trump comme étant étonnamment abordable, appréciant les conseils sur une vaste gamme de sujets, allant de l’état des tertres de départ aux dossiers suivis par son administration », écrit le journal.

Les droits d’entrée

Les membres de ces clubs paient des droits d’entrée qui peuvent excéder 100 000 dollars annuels, auxquels il faut ajouter environ 10 000 dollars d’autres dépenses. Au total, les clubs de golf auraient généré près de 600 millions dollars de recettes en 2015 et 2016.« L’enquête montre donc que, pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, des gens riches ayant des intérêts économiques qui concernent le gouvernement ont la chance d’avoir un accès proche et confidentiel au président en conséquence de paiements qui l’enrichissent personnellement. C’est une proximité avec le président que peu d’autres Américains partagent ».Rien de tout ceci n’est illégal, d’autant que les membres interrogés affirment qu’ils n’utilisent pas cette proximité pour discuter des affaires du gouvernement. Beaucoup d’entre eux précisent qu’ils ont adhéré avant la campagne. Mais devant un tel aréopage de lobbyistes et d’intérêts privés, les déontologues restent dubitatifs.

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