La fin des énergies fossiles ? N’y comptez pas pour demain

Le marché de l’énergie est en pleine évolution en raison de la volonté globale de transition vers des énergies propres. Mais cette substitution n’est pas encore totalement réalisable, et le recours au pétrole et au gaz restera encore indispensable pendant des décennies. C’est la conviction d’Amin Nasser et de Ben van Beurden, les dirigeants respectifs des compagnies pétrolières Saudi Aramco et Royal Dutch Shell.

Le marché de l’énergie est en pleine évolution en raison de la volonté globale de transition vers des énergies propres. Mais cette substitution n’est pas encore totalement réalisable, et le recours au pétrole et au gaz restera encore indispensable pendant des décennies. C’est la conviction d’Amin Nasser et de Ben van Beurden, les dirigeants respectifs des compagnies pétrolières Saudi Aramco et Royal Dutch Shell.

Nasser et van Beurden admettent que la transition énergétique est amorcée, ce qui se traduit entre autres par la montée en puissance des voitures électriques. Mais ils pensent que cette évolution ne sera pas rapide, et qu’elle prendra même des décennies. Ils avertissent qu’une suspension prématurée dans les investissements en faveur des énergies fossiles pourrait menacer la sécurité énergétique du monde entier.De nombreux développements  pointent vers un abandon des combustibles riches en carbone, en particulier dans le secteur automobile. Ainsi, récemment, le constructeur Volvo a annoncé que tous ses modèles seraient électriques ou hybrides d’ici 2019. En France, le gouvernement a annoncé son intention d’interdire la vente des voitures avec des moteurs de diesel ou essence d’ici un quart de siècle.Les grandes compagnies pétrolières sont de plus en plus étroitement surveillées par les investisseurs qui redoutent l’impact négatif du développement des énergies renouvelables sur leurs activités.

Les énergies fossiles toujours reines

Nasser constate que les énergies renouvelables suscitent d’énormes espoirs, mais il avertit qu’elles ne pourront pas tenir ces promesses à court ou moyen terme.  Il rappelle que les voitures électriques ne représentent actuellement que 0,2 % du parc automobile mondial, et que cette part restera encore en dessous de la barre des 10 % d’ici la fin de la prochaine décennie.De son côté, van Beurden souligne qu’il n’existe pas encore de technologie électrique capable d’alimenter les avions, les navires de fret maritime et les engins de transport de marchandises. « Il n’y a pas une transition énergétique, mais plusieurs transitions parallèles, et elles mettront des années avant d’être totalement déployées », commente-t-il.Dans ce contexte, le gaz naturel, un combustible fossile moins polluant que le pétrole, pourrait jouer un rôle important dans la transition énergétique.

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