‘Tous les super-riches ne sont pas des mégalomanes gâtés’

La vie de la plupart des super-riches dans le monde ne correspond pas aux clichés que l’on fait circuler souvent à propos de l’élite financière de notre planète, indique une enquête de chercheurs de la John Molson School of Business de l’Université Concordial au Canada.

Les scientifiques canadiens soulignent que la plupart des personnes hyper-fortunées ne peuvent pas être classés comme appartenant à l’élite mondaine qui se pavane sur le pont des yachts de luxe et au sein de palais luxueux.

Selon les chercheurs, le pourcentage le plus riche de la population mondiale appartient en réalité principalement à un large groupe de propriétaires inconnus de petites et moyennes entreprises que l’on ne retrouve pas sur les listes des personnalités les plus riches de Forbes.

« Nos résultat corrigent l’idée erronée selon laquelle les Américains les plus riches appartiennent à un petit groupe d’individus indécemment riches. Ce groupe est en fait composé d’1,6 million de foyers disposant de fortunes à des niveaux très différents », expliquent les chercheurs Michael Carney et Robert Nason, professeurs de management à l’Université de Concordia.

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Pour appartenir au pourcentage le plus riche de la population américaine, il faut posséder au moins une fortune de 8,5 millions de dollars. La moyenne est de 29 millions de dollars. Il s’agit sans aucun doute une fortune importante, mais cependant éloignée de la richesse de milliardaires célèbres.

En outre, il faut remarquer que pour trois quarts des personnes concernées, la plupart des actifs sont investis dans leur propre entreprise. « Ces avoirs sont investis de manière productive, crée des emplois et stimule la croissance économique », ajoutent Carney et Nason.

« Cette image va à l’encontre des dires d’un certain nombre de mouvements sociaux, comme Occupy Wall Street, selon lesquelles ce groupe de personnes entretient des liens intimes avec le monde de la finance et les grandes entreprises. »

Les deux chercheurs expliquent ne pas chercher à glorifier les ménages les plus riches et font part de leur totale sympathie pour ceux qui luttent contre la disparité des richesses. On doit toutefois donner une image correcte des personnes qui détiennent de grandes fortunes, estiment-ils. « La plupart des personnes hyper-fortunées n’investissent pas dans des montagnes de pièces d’or, mais placent leur richesse dans des flottes de camions, dans des matériaux de construction et dans des entreprises de moyenne grandeur », concluent les auteurs.

 

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