Voici le vrai patron de la Maison Blanche

Les controverses qui ont marqué les premiers jours de la présidence de Donald Trump ont également fait émerger Steve Bannon comme une figure centrale du gouvernement des États-Unis, affirme Adrian Carrasquillo, correspondant politique du site d’actualités BuzzFeed.

Les controverses qui ont marqué les premiers jours de la présidence de Donald Trump ont également fait émerger Steve Bannon comme une figure centrale du gouvernement des États-Unis, affirme Adrian Carrasquillo, correspondant politique du site d’actualités BuzzFeed.

Carrasquillo souligne que Bannon, qui vient d’être nommé au Conseil national de sécurité américain (NSC), a maintenant plus d’influence que les responsables de la sécurité nationale ou le président du Joint Chiefs of Staff.

Simultanément, Bannon, ex-patron du média d’actualités d’extrême droite Breitbart, est devenu la cible principale de l’opposition.

Steve Bannon a déjà acquis la réputation d’un nationaliste convaincu. Il a construit sa réputation sur l’utilisation de Breitbart comme une arme contre les républicains modérés et le maintien de bonnes relations avec les éléments racistes du parti.

Populisme

Toutefois, lui-même souligne qu’il n’approuve pas le nationalisme blanc. Bannon a également un très grand allié en la personne de Stephen Miller, conseiller politique de Donald Trump.

« En une semaine, ils [Bannon et Miller] ont bâti un centre de pouvoir manifeste à la Maison Blanche», souligne Adrian Carrasquillo. « La décision [de nommer Bannon à la tête du Conseil national de sécurité] a clairement démontré que la figure centrale de l’équipe de la Maison Blanche, et l’un des hommes les plus puissants des États-Unis, est maintenant Bannon. »

Au sein de l’administration de Donald Trump, on réfute la notion de la domination de Bannon, arguant que  Trump n’est pas homme à se laisser imposer des décisions qu’il n’a pas envie de prendre.

Cependant, Bannon est décrit comme un personnage qui a très bonne compréhension du  sentiment populiste  qui a été exploité par Trump lors de la campagne présidentielle. Le nouveau président s’est d’ailleurs présenté comme celui qui mettrait en œuvre efficacement cette vision.

En outre, selon les proches du président américain, la nomination de Bannon au Conseil national de sécurité est naturelle, car il est l’un des plus grands experts dans le domaine des mouvements nationaux populistes qui connaissent un nouvel essor partout dans le monde.

« Les démocrates ont tous perdu le contact avec le monde réel »

Au cours d’une récente interview avec The Hollywood Reporter, Bannon a vivement critiqué les démocrates. Il a expliqué que les «champions de la mondialisation avaient  laminé la  classe laborieuse américaine et créé une classe moyenne en Asie. La campagne de Clinton en est le meilleur exemple : elle s’est uniquement concentrée sur la « bulle métrosexuelle » des personnes éduquées :

« Maintenant, nous devons nous pencher sur les Américains qui essaient de ne pas se faire avoir. Si nous parvenons à les toucher, nous aurons 60% du vote blanc et 40% de vote hispanique et noir et nous gouvernerons pendant 50 ans. Voilà ce que les démocrates n’ont pas compris. Ils se sont adressés aux gens qui dirigent des entreprises avec une capitalisation de marché de 9 milliards $ et qui emploient neuf personnes. Ce n’est pas la réalité. Ils ont perdu le contact avec le monde réel ».

« La bulle des médias est l’ultime symbole de ce qui ne va pas dans ce pays »

Son dernier sarcasme était réservé aux médias grand public.

« La bulle médiatique est le symbole ultime de ce qui va mal dans ce pays. Ce n’est qu’un cercle de personnes qui se parlent et qui n’ont aucune idée de ce qui se passe ».

« Une personnalité méchante »

Ben Shapiro, un ancien employé de Breitbart Nouvelles, avait décrit Stephen Bannon de la manière suivante :

«C’est une personnalité méchante, vindicative” tristement célèbre pour agresser verbalement ses amis supposés et menacer ses ennemis. (…) Il tentera de détruire toute personne qui entravera ses ambitions infinies, et il utilisera toute personne plus grande que lui – Donald Trump , par exemple – pour parvenir à ses objectifs. Bannon sait que dans le “Game of Throne” (‘jeu pour le trône’), on gagne ou on meurt. Et il n’a certainement pas l’intention de mourir. Il tuera tout le monde avant ».

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DAVID MCNEW / AFP

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