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Soros : « Les jours de Facebook et Google sont comptés »

Selon le milliardaire etphilanthrope Georges Soros, les entreprises Facebook et Google sontresponsables d’une série de problèmes dont nous commençons àpeine à prendre conscience.   Lors du World EconomicForum de Davos, Georges Soros a prédit que la réglementation et lafiscalité détoneraient bientôt Facebook et Google. Selon Soros,les deux principaux acteurs du secteur technologique se comportentcomme des monopoles puissants qui nuisent aux individus, aux marchéset à la démocratie. Soros a profité de cette intervention pour apporter son soutien auxrègles plus strictes imposées aux géants de l’Internet par l’Unioneuropéenne.

Une série de problèmesqui commencent à peine à apparaître

« Facebook et Googlesont devenus des monopoles de plus en plus puissants. Ils sont enoutre devenus des obstacles à l’innovation et ils ont causé unesérie de problèmes dont nous commençons à peine à prendreconscience », a déclaré Soros. 

Selon le philanthrope, les autorités américaines, entre autres doivent s’inspirer de l’attitude de Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence qu’il a qualifiée de « Némésis » des monopoles technologiques américains. 

Ce dernier a égalementindiqué que ces groupes technologiques s’apparentaient fortement auxmonopoles de la fonction publique, raison pour laquelle ils devraientêtre soumis à la même réglementation stricte que les servicespublics.

Selon Soros, il estégalement évident que ces entreprises technologiques sont prêtes àcollaborer avec les gouvernements de régimes autoritaires, notammentla Chine, pour avoir accès aux marchés importants. Par conséquent,ces nations totalitaires risquent d’avoir accès à des donnéessensibles. Par ailleurs, ces entreprises en ligne se comportent commedes casinos, a encore ajouté le milliardaire.

Comme des sociétés dejeux de hasard

Selon Soros cesentreprises encourageraient, tout comme les sociétés de jeux dehasard, la dépendance des utilisateurs à leurs services. Récemment,plusieurs voix se sont élevées pour expliquer que les « likes » sur lesréseaux sociaux stimulaient le production de dopamine dans lecerveau, créant ainsi un sentiment de bien-être.

« Soros est souventcritiqué dans les milieux conservateurs américains »,souligne le Washington Post. « Son attaque contre le secteurtechnologique semble cependant le signe d’une convergence croissanteentre dirigeants progressistes et conservateurs, de plus en plusconvaincus que le secteur technologique a une influence perverse surle pays. »

Soros dit être convaincu que la domination mondialedes monopoles américains de l’informatique sera vite mise à mal.Selon lui, Davos était l’occasion choisie pour affirmer que leursjours sont comptés.

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