Les pays qui refusent de prendre des réfugiés seront sanctionnés : 250 000 euros… par réfugié refusé

La Commission propose de réformer le « règlement de Dublin II » en introduisant notamment une charge financière visant à sanctionner les pays qui refusent d’accueillir les réfugiés dans le cadre des quotas. Le montant de cette taxe pourrait atteindre €250.000 par réfugié refusé.  Sur les dernières semaines, le flot de réfugiés arrivés en Grèce s’est beaucoup réduit, en raison de contrôles plus stricts aux frontières des Balkans, mais surtout de l’accord avec la Turquie qui prévoit le renvoi en Turquie de tous les migrants arrivés sur les côtes grecques. Mais l’UE reste divisée sur la question de la gestion de ces arrivants.La Commission cherche à soulager les pays qui constituent des portes d’entrée pour les réfugiés, tels que la Grèce, en instaurant un système automatique de répartition des demandeurs d’asile dans différents Etats membres. Elle propose de donner la possibilité aux pays de s’exonérer de prendre en charge leur part de migrants issue de cette répartition pendant une période provisoire en payant une taxe délibérément élevée. Le montant de la taxe pourrait changer, mais il équivaudrait toujours à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Les quotas

Les pays de l’Europe de l’Est, comme la Pologne et la Hongrie, qui refusent les quotas, n’accepteront sans doute pas de payer cette somme. Si le montant proposé par la Commission est bien celui qui s’appliquera, la Pologne devra payer près de 1,5 milliard d’euros pour s’affranchir de devoir accueillir les 6.200 réfugiés qu’elle devrait héberger, selon les quotas de répartition des migrants provenant d’Italie et de la Grèce. L’initiative vise à trouver une solution au problème des quotas. Depuis que l’UE a décidé la relocalisation de 160.000 réfugiés en septembre dernier sur la base de quotas par Etat membre, seulement 1% de ce nombre ont été effectivement réinstallés dans leur pays de destination prévu. Selon la convention de Dublin, si un pays reçoit plus de 150% de son quota de réfugiés annuel, calculé sur base de son PIB et de sa population, il pourra recourir au système de redistribution pour obliger les autres Etats membres à prendre en charge les migrants en excédent.La proposition précise que la Grande-Bretagne et l’Irlande, qui ne sont pas membres de Schengen, ne sont pas obligées de rester dans le système de Dublin, qui est un point sensible du référendum.

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