Ce graphique explique pourquoi l’élite n’a pas vu venir la victoire de Trump

Aux États-Unis, les résultats de l’élection présidentielle ont abasourdi de nombreux économistes traditionnels, pour qui les signes positifs dans l’économie américaine, notamment les 15 millions d’emplois créés sur les 8 dernières années, et la baisse du taux de chômage de 10 % à moins de 5 %, signaient une reprise économique. Mais ils ont été abusés par les apparences, analyse le site financier ZeroHedge.

Or, ces créations d’emplois étaient très mal réparties, comme le montre le graphique suivant. La barre bleue à gauche représente la proportion de la population considérée dans la main d’œuvre américaine. Les barres d’autres couleurs représentent la proportion de créations d’emplois nette ou la suppression d’emplois nette pour la population considérée.
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On constate que 56 % des postes créés aux États-Unis au cours des neuf dernières années ont été attribués à des Latinos, alors qu’ils ne représentent que 14 % des actifs américains. De même, les actifs américains d’origine asiatique, qui représentent 5 % de la population active nationale, se sont vus attribuer 29 % des emplois créés. Enfin, 25 % des emplois créés ont été confiés à des Afro-Américains, soit plus du double que leur participation dans la main d’œuvre américaine.

En revanche, la population blanche avec un faible niveau d’instruction a été la grande laissée pour compte de cette reprise, avec une destruction d’emplois nette de 9 %, alors que cette population représente 81 % de la main d’œuvre américaine.

L’opposition métropoles – zones rurales

Ce phénomène pourrait s’expliquer par le fait qu’une grande partie de ces emplois sont des emplois de service et qu’ils ont été créés pour la plupart dans les grandes villes.

A contrario, dans les zones rurales et les petites villes, des usines ont été fermées et des emplois manufacturiers ont été supprimés.

Ainsi s’explique la typologie de l’électorat de Trump dominés par des hommes blancs, et ses motivations.

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