Quand la radicalisation débute à l’école maternelle

Certains enfants de l’école maternelle Docteur Ovide Decroly à Renaix, en Flandre-Orientale, montrent déjà des signes de radicalisation, d’après un rapport interne. Cela va d’un refus d’aller à l’école certains jours pour raisons religieuses, à des menaces de mort à l’encontre d’autres bambins. Dans le document intitulé « Indoctrinatie bij kleuters », relayé par Het Laatste Nieuws ce lundi, les enseignants de la section maternelle de l’école Docteur Ovide Decroly de Renaix (Flandre-Orientale) s’inquiètent des signes de « radicalisation » observés chez les tout jeunes élèves. Les écoles flamandes travaillent d’ailleurs depuis un certain temps pour lutter contre la radicalisation. En effet, depuis 2016, le Netwerk Islamexperten (Réseau d’experts de l’islam) a ouvert 481 dossiers dans des écoles à ce sujet. C’est toutefois la première fois en Flandre que ces signes inquiétants sont observés sur des enfants aussi jeunes.

Promesses de mariage et menaces de mort

Le rapport interne liste les quelques comportements considérés comme problématiques qui ont été relevés par les enseignants lors de l’année scolaire précédente: « réciter des versets du Coran pendant la récréation », « ne pas aller à l’école le vendredi pour des raisons religieuses », « une fillette qui refuse de donner la main à un garçon et de se mettre en rang derrière lui ». Les professeurs ont même constaté une enfant qui « a déjà un ami au Maroc avec qui elle se mariera plus tard ».

Un autre élève a carrément proféré des « menaces de mort » à l’encontre de « non-croyants ». D’autres encore ont insulté leurs camarades de « cochons », en imitant le signe d’égorgement avec un doigt devant la gorge.

Comment réagissent les parents face à de tels comportements? Dès qu’ils en parlent avec la famille, les enseignants observent en général que les parents « sourient » et « ont l’air de soutenir » leurs enfants, aucun signe de punition donc.

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