Politique

ABC : « Puigdemont veut quitter la Belgique »

Carles Puigdemont, l’ancien Premier ministre de l’État espagnol de Catalogne, veut quitter la Belgique avant qu’il ne soit trop tard. C’est ce que écrit le journal espagnol, royaliste et conservateur ABC. Le Catalan réside depuis près de 2 ans – à l’exception d’un intermède dans une prison allemande – à Waterloo, à Bruxelles. Là-bas, Il y attend le verdict de la Cour suprême espagnole en septembre pour le procès du référendum illégal d’octobre 2017.

Si les accusés sont déclarés coupables, l’État espagnol réactivera probablement un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Puigdemont et d’autres responsables politiques catalans en exil.

Comme le verdict contiendra une description beaucoup plus précise des délits pour lesquels ils ont été reconnus coupables, la Belgique aura plus de mal à ignorer le mandat d’arrêt, comme ce fut le cas il y a deux ans, écrit ABC.

Destination possible : la Thaïlande

Puigdemont et Gonzalo Boye, qui font partie de son équipe de défense, sont au courant de la situation. Selon le journal de Madrid, ils sont en train d’examiner les options qui s’offrent à eux. Bien entendu, les pays qui n’ont pas de traité d’extradition avec l’Espagne et où Puigdemont peut prétendre au statut de réfugié politique devraient avoir leur préférence.

Boye est un avocat espagnol d’origine chilienne. En 1996, il a été condamné à 14 ans de prison pour sa participation à l’enlèvement de l’entrepreneur espagnol Emiliano Revilla par le mouvement terroriste basque ETA. En 2002, il a été libéré tôt. Boye a toujours clamé son innocence.

Boye s’est spécialisé dans la recherche de destinations où les réfugiés politiques peuvent s’installer. L’un des pays qui intéresserait le couple Puigdemont est la Thaïlande. Le Brésil est aussi une option.

Selon le journal espagnol ABC, l’ancien dirigeant politique de Catalogne n’a pas encore pris de décision. Un déménagement en Thaïlande ou au Brésil réduirait encore l’influence de Puigdemont sur le processus politique en Catalogne. Ses apparitions dans les médias espagnols seront elles aussi réduites.

Les habitants de la région de Puigdemont lui conseillent d’attendre la décision de la Cour suprême. Il pourrait éventuellement se rendre si la punition le permet.

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Humo, Puigdemont affirme qu’il envisagel’idée de quitter la politique.

Puigdemont : l’argent commence à manquer

Selon ABC, l’aventure de Puigdemont à Waterloo devient également financièrement intenable. Son séjour en Belgique coûterait environ 40 000 euros par mois. Par exemple, les frais qu’il engage pour louer sa villa (4 400 euros par mois). Ou pour ses avocats, conseillers et gardes du corps. Ces coûts ne seraient couverts que jusqu’en décembre.

Il a récemment été décidé que Puigdemont et Toni Comin, un autre ancien ministre catalan vivant en Belgique, ne pouvaient pas siéger en tant que députés européens. Cela limite encore plus leurs options. Le président du Parlement, Antonio Tajani, a décidé de ne pas admettre Carles Puigdemont au Parlement européen, parce que le gouvernement espagnol  n’avait pas inclus les noms de 3 élus catalans dans une liste qui devait être communiquée au Parlement européen. Le tribunal de première instance de l’Union européenne, qui fait partie de la Cour de justice, a estimé que Tajani avait raison. Le recours formé devant la Cour de justice est encore en cours. 

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