Le problème de Trump avec la Corée du Nord s’appelle… Seoul

Selon les services secrets américains, les Etats-Unis seraient prêts à mener une attaque préventive contre la Corée du Nord avec des armes conventionnelles si Pyongyang devait envisager un nouvel essai nucléaire.

Les Américains disposent maintenant de missiles de croisière Tomahawk positionnés à 500 km du site nucléaire nord-coréen, a indiqué jeudi la chaîne d’actualité américaine NBC en citant des sources des services secrets américains.

14 millions de personnes vivent à Séoul, à moins de 60 km de la zone démilitarisée

Le problème de Trump n’est pas la Corée du Nord, mais une ville en Corée du Sud, qui est située à moins de 56 km de la frontière avec la Corée du Nord : Séoul. 14 millions de personnes y habitent, et les Nord – Coréens ont des ressources militaires suffisantes pour détruire la capitale sud-coréenne – l’une des métropoles d’Asie les plus grandes et les plus prospères – sans avoir à recourir à l’armement nucléaire.

AFP PHOTO / POOL / KIM HONG-JI

Dans une interview accordée à la chaîne américaine NPR David Sanger, le correspondant de la sécurité nationale pour le New York Times, a décrit le scénario qui tétanise les décideurs militaires depuis les années 1990 :

« La capitale de la Corée du Sud … est plus proche de la frontière – ou la frontière nord de la zone démilitarisée (DMZ) que Baltimore de Washington. (57 km)

[La DMZ est e et zone tampon entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Chaque côté de la frontière est gardé par les armées respectives du Nord et la Corée du Sud, avec des unités prêtes à se défendre contre l’ennemi.]

Le problème a toujours été qu’avec tous les mortiers dissimulés dans les montagnes là-bas, il pourrait y avoir une telle pluie destructrice sur une ville d’à peu près 14 millions d’habitants et bien sûr l’un des plus importants pôles économiques en Asie, que personne n’a jamais trouvé que cela  valait la peine de prendre le risque de supprimer la menace théorique posée par une Corée du Nord nucléaire ».

Trump veut faire comprendre aux Nord-Coréens qu’il y a « un nouveau sherif en ville », mais il est maintenant confronté au même dilemme.

© YOSHIKAZU TSUNO / AFP

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