Pourquoi le rejet peut être constructif

Le rejet est l’une des expériences les plus douloureuses, écrit Ron Ashkenas dans la Harvard Business Review. Nous gardons un souvenir cuisant pendant des années des emplois que nous n’avons pas obtenus, des promotions qui nous ont été refusées, ou des évènements auxquels nous n’avons pas été conviés. Pourtant, la dure réalité, c’est que le rejet est notre lot commun, car on ne peut jamais tout avoir.

L’acceptation du rejet n’est pas un processus naturel, et pour beaucoup d’entre nous, nous réagissons mal. Lorsque des rejets mal gérés se répètent dans une organisation, on assiste à deux types de comportements dysfonctionnels :

– Certaines personnes pensent qu’elles ont droit à certaines choses, quelque soit la réalité de leur situation. Ashkenas cite le cas d’une entreprise où les salariés devaient déménager vers de plus petits bureaux et être contraints de mutualiser leurs appareils pour réduire les coûts de l’entreprise. Certains résistaient en faisant valoir qu’ils avaient besoin d’être seuls pour travailler.

– D’autres personnes adoptent la posture de la résignation, lorsqu’elles sentent qu’elles pourraient être rejetées. Dans cette situation, elles font mine d’accepter les choses, mais elles ne participent pas au changement. En acceptant passivement les nouvelles contraintes, elles ne confrontent pas leurs idées, et leur évitent de cette manière le rejet. Ainsi, les organisations sont privées de leur contribution.

Les dirigeants doivent veiller à encourager une tolérance plus consciente et plus saine du rejet.

Les employés doivent pouvoir s’exprimer en toute liberté, pour partager des idées, soulever des problèmes et faire des observations, tout en sachant que ce qu’ils ont à dire pourrait être rejeté, sans que cela se solde par de la colère et du mutisme de leur part. En outre, lorsque des employés se sentent tellement infatués de ce que l’entreprise leur doit qu’il n’est plus possible de les contredire, la capacité de l’entreprise à entreprendre des changements positifs est compromise.

La façon la plus constructive pour faire face à un rejet est de reconnaître qu’il peut avoir des conséquences positives : il nous oblige à adopter de nouvelles idées, nous redirige vers de nouvelles voies, et nous permet de rester humble et ouvert à l’apprentissage de nouvelles connaissances.

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