Un avertissement aux «perdants» de l’élite libérale

« A partir de cette semaine, il faudra accepter la notion que le président américain élu Donald Trump puisse mener des politiques à la fois déplaisantes mais fructueuses, au moins pour quelque temps », écrit le spécialiste de l’Europe du Financial Times, Wolfgang Münchau. Les cassandres champions de la démocratie manifestent leurs doutes sur la capacité des politiciens populistes à relancer l’économie, parce qu’ils associent implicitement la décence politique et l’efficacité économique. Mais ce faisant, ils oublient une chose : même si les deux sont allées de pair pendant une longue période, ce n’est plus le cas aujourd’hui :« Est-il possible que des démagogues populistes finissent par mener une politique économique meilleure que celle de nos amis à Davos ? Prenez l’Italie, par exemple. L’euro a été une catastrophe pour ce pays. Si un populiste devait remporter les élections italiennes, forcer son pays à quitter la zone euro et faire défaut sur la dette italienne détenue par des investisseurs étrangers, serait-il impossible qu’il parvienne ainsi à générer une véritable reprise économique?

Je ne connais pas la réponse, mais ce que je sais, c’est que le régime actuel n’y parviendra pas.

Les populistes pourraient réussir simplement en corrigeant les erreurs du régime actuel. À long terme, ils ne réussiront pas. Mais ils peuvent réussir avant d’échouer.Les changements politiques et économiques que nous visons aujourd’hui sont l’attaque la plus grave sur nos valeurs dont je puisse me souvenir.

Nous serions stupides de nier que cela pourrait simplement être possible, et que, du point de vue de l’électeur médian, les odieux populistes pourraient remettre l’économie d’aplomb, alors que l’élite libérale n’a pas réussi à le faire ».
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