Les passagers des paquebots de croisière respirent un air 200 fois plus pollué

Une croisière en mer, loin de la pollution des villes, à respirer le bon air du large… Cela semble idyllique ? En fait, pas tant que ça : les passagers des bateaux de croisière pourraient inhaler « des concentrations 60 fois plus importantes de substances polluantes dans l’air » que dans des conditions normales, selon des résultats publiés par l’ONG allemande NABU.

Une croisière en mer, loin de la pollution des villes, à respirer le bon air du large… Cela semble idyllique ? En fait, pas tant que ça : les passagers des bateaux de croisière pourraient inhaler « des concentrations 60 fois plus importantes de substances polluantes dans l’air » que dans des conditions normales, selon des résultats publiés par l’ONG allemande NABU.

Daniel Riger, chercheur à NABU, a expliqué que lors d’une session d’analyse de la qualité de l’air de 50 minutes sur la promenade d’un bateau de croisière, les résultats ont montré une concentration d’environ 60 000 particules par cm3 d’air. Par comparaison, une brise maritime fraîche devrait contenir 1 000 à 2 000 particules, donc les passagers inhalaient des concentrations 60 fois supérieures de polluants nocifs.
À leur pic de nocivité, ces particules fines nocives auraient même atteint des concentrations 200 fois supérieures à un cadre naturel au grand air, 20 fois le taux rencontré dans le centre urbain animé d’une ville portuaire.

Les choix économiques priment

En plus des particules fines, les passagers sont aussi exposés à l’oxyde d’azote, mais les émissions de ces substances dans les eaux européennes ne sont pas contrôlées. Certes, des appareils qui permettent de réduire les émissions de particules et d’oxyde d’azote sont disponibles sur le marché depuis des années. Mais selon NABU, les compagnies de croisière sont réticentes à les installer car ils fonctionnent avec des types de carburants plus chers que ceux habituellement utilisés.
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