Les noms de 500 Belges figurent dans les ‘Paradise Papers’

Le Consortium International des Journalistes d’Investigation (ICIJ), qui consiste en une association de journalistes, a eu communication de millions de documents divulgués montrant qu’une société offshore a mis en place des montages fiscaux pour les multinationales, les célébrités et les ultra riches qui ont contribué à maintenir leur richesse cachée. Ce dossier a pris le nom de « Paradise Papers ».

Parmi les personnalités concernées, on trouve la reine d’Angleterre, le secrétaire américain du Commerce Wilbur Ross, le bras droit du premier ministre canadien Justin Trudeau, mais aussi Madonna et Bono. Remarquablement, on note aussi le nom de Jared Kushner (sur notre photo, à côté de Ross et Trump), le gendre du président américain Donald Trump. Il aurait accepté des financements de l’homme d’affaires russe Joeri Milner pour son entreprise immobilière à New York. Ce dernier a également investi de l’argent sur Twitter et Facebook sur l’ordre du Kremlin. Selon Lars Bové du journal De Tijd, le Kremlin aurait 1 milliard de dollars d’actions de Facebook en portefeuille.

Plus de 500 Belges

Plus de 500 Belges figurent également sur la liste des « Paradise Papers ». Leurs noms seront publiés mardi, au coup par coup.

Le gouvernement Trump et ses liens avec la Russie

Les documents devraient montrer que Wilbur Ross, le secrétaire américain au Commerce, a des intérêts dans Navigator, une compagnie maritime qui fait affaire avec le groupe russe Sibur, dont le gendre du président russe Vladimir Poutine est actionnaire. En fait, un oligarque russe qui a été placé sur la liste des sanctions par les Américains figure au conseil de cette société. À son arrivée au gouvernement Trump, Ross a repris la plus grosse partie de ses investissements, mais il a conservé ses parts dans Navigator.C’est la première fois que des liens d’affaires sont mis au jour entre les membres du gouvernement Trump et la Russie.De par ses fonctions, Ross a une influence directe sur la politique commerciale américaine à l’égard des autres pays, y compris la Russie. De ce fait, cette affaire risque de susciter une nouvelle controverse. Les montages ne sont pas illégaux, mais la question est de savoir comment Ross peut prendre des décisions objectives sur des questions qui concernent la Russie, alors qu’il y détient lui-même des intérêts ?Le porte-parole Ross a dit qu’il ne se mêlait jamais de questions ayant trait à la navigation, et qu’en général, il avait exprimé son soutien sur la question des sanctions contre des entreprises russes et vénézuéliennes. 

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