Personne ne veut organiser la conférence sur le climat

La conférence sur le changement climatique qui s’est tenue l’année dernière à Paris, et l’accord auquel elle a donné lieu ont été célébrés en grande fanfare, mais depuis, aucun pays ne s’est proposé pour héberger le nouveau round de négociations de l’ONU sur ce sujet, qui devra se focaliser sur la mise en action de ces propositions. Selon la secrétaire générale de l’institution, Patricia Espinosa, l’ONU sera peut-être obligée d’héberger elle-même la conférence sur le climat de 2017, c’est-à-dire la COP23 (Chaque conférence est désignée l’acronyme de « COP », pour Conference of the Parties to the UN Framework Convention on Climate Change, le traité de 1992 qui a initié cette série d’actions pour lutter contre le réchauffement climatique. Celle qui se tient au Maroc actuellement est donc la COP22) à son bureau de Bonn dédié au changement climatique. « La vérité, c’est que cette conférence est devenue un projet majeur pour n’importe quel pays qui voudrait l’héberger » a expliqué Mme Espinosa. « Il n’est pas évident que beaucoup de pays peuvent s’en occuper ».Il faut dire qu’organiser un tel événement n’est pas anodin. Outre les milliers de personnes issues d’entreprises, de groupes environnementaux, et des médias que cette conférence est susceptible d’attirer, chaque pays est susceptible d’envoyer une délégation, parfois menée par un chef d’État. En 2014, la conférence de Lima avait attiré près de 15 000 personnes ; à Paris, en décembre 2015, il y en avait plus du double.Le pays hébergeur doit non seulement avoir la capacité d’assurer le transport et la sécurité pour organiser ce type d’événements, mais aussi disposer des moyens financiers adéquats, car ils coûtent très cher.D’habitude, les pays hébergeurs se proposent très en avance. La France avait par exemple proposé d’organiser la conférence en septembre 2012, c’est-à-dire 3 ans avant son coup d’envoi.

La COP22

Cette année, la COP 22 se tient à Marrakech jusqu’en novembre 2018 ou elle a débuté il y a 2 jours. Mais elle est confrontée à des problèmes majeurs, notamment du fait qu’un certain nombre de pays n’ont pas encore ratifié l’accord climatique, et qu’une décision finale ne pourrait donc pas entrer en vigueur avant 2018. En outre, Donald Trump, qui vient d’être élu président des États-Unis, a fait clairement comprendre qu’il voulait annuler les accords de Paris.

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