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L’ordinateur permet de repérer les conflits en ligne potentiels

Via l’apprentissageautomatique (machine learning en anglais), il pourrait devenirpossible de mettre un terme aux conflits en ligne avant même que lapremière animosité verbale ne survienne, indique un rapport dechercheurs de l’université de Cornell, Google Jigsaw et Wikimedia. Les scientifiques ont développé un logiciel qui scanne les conversations afin dedéterminer les tiques verbaux et qui prédit si l’échange seterminera acrimonieusement ou amicalement.

Le logiciel a étépréprogrammé pour rechercher certaines caractéristiques que desrecherches antérieures ont estimé corrélées avec des humeursconversationnelles. Par exemple, les indices qu’une discussion sedéroulera bien incluent la gratitude, les salutations, les nuancesou encore les remerciements.

Tampon émotionnel

« Tous ces concepts secombinent non seulement pour créer une atmosphère amicale maiségalement pour créer un tampon émotionnel entre les deuxparticipants. De cette manière, un no-man’s-land de désaccord estétabli où quelqu’un peut admettre qu’il a tort sans perdre laface », expliquent les chercheurs. Cependant, ces derniers ontégalement déterminer les signes et mots avant-coureurs d’uneanimosité croissante.

Basé sur ces résultats,un algorithme a été créé qui devrait être capable de prédire lerésultat des conversations. Il s’est avéré que cette technologies’est avérée capable de déterminer avec une précision de près de65% si une conversation amicale pouvait finalement être conclue demanière positive ou non.

« Cela a permis àl’algorithme d’enregistrer une performance relativement forte »,souligne Justine Zhang, psychologue à l’Université Cornell.Néanmoins, certaines réserves doivent être formulées. Après tout,lorsque la même mission a été confiée à des personnes, un scorede 72% a été atteint.

En outre, le test s’estlimité à la plate-forme Wikipédia, où les participants -optimisant la qualité des articles – partageaient le même objectif.

Expérience de constance

« Cependant, l’étudemontre que la science est sur la bonne voie pour créer des machinescapables d’intervenir dans les arguments en ligne », expliqueJustine Zhang. « Des entreprises comme Facebook et Google, quiexploitent des plate-formes influentes remplies de commentateurshargneux, ont un besoin urgent de cette technologie. De plus, l’étudemontre clairement que les conversations humaines peuvent souvent êtreimprévisibles et dynamiques. »

« À un certain point, ildevient clair que la discussion peut s’avérer être un conflit, maisles interlocuteurs parviennent toujours à clore la communication demanière amicale – souvent par une combinaison de fermeté et depolitesse », explique le chercheur. « Cette recherche a surtoutporté sur les conversations qui ont déraillé, mais il étaitparticulièrement gratifiant de constater que souvent une autresolution pouvait être trouvée. »

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