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Les voitures autonomes pourront rouler au Royaume-Uni dès la fin de l’année

Les autorités britanniques envisagent des essais complets sans aucun contrôle humain

D’ici la fin de l’année, les voitures autonomes devraient emprunter les routes britanniques. Le gouvernement britannique envisage de supprimer l’obligation d’avoir un conducteur afin d’assurer la sécurité dans un véhicule autonome.

Les autorités britanniques vont mettre en place un dispositif pour permettre la réalisation des premiers essais avancés de véhicules autonomes sans volant et sans contrôle humain sur tout type de voie publique.

Cette décision place la Grande-Bretagne à la pointe de cette technologie, a déclaré le ministère des Transports.

Actuellement, seuls les Etats-Unis, leader mondial en termes de conduite autonome, ont réalisé des essais limités de véhicules autonomes sans moniteur humain.

2021

Selon le gouvernement britannique, des véhicules totalement autonomes devraient circuler sur les routes d’ici 2021. Cette technologie devrait rapporter à la Grande-Bretagne 52 milliards de livres (59,1 milliards d’euros) d’ici 2035.

Selon les critiques, il faudra cependant encore des années avant que les véhicules autonomes soient suffisamment sûrs pour fonctionner sans conducteur. Selon des experts en transport de PA Consulting, les voitures autonomes ne pourront pas circuler sur les routes du Royaume-Uni avant la fin des années 2020. Le public fait en effet part de scepticisme à l’égard de cette technologie. En Grande-Bretagne, environ 12 procès relatifs à la technologie de la voiture autonome ont eu lieu au cours des quatre dernières années.

Code de la route actualisé

En 2015, le gouvernement britannique a publié un code de la route pour la réalisation d’essais de véhicules autonomes. Celui-ci stipule que les testeurs ont besoin d’une assurance appropriée et doivent se conformer au code de la route. Le ministère des Transports va publier un code de la route actualisé avec des normes de sécurité plus strictes. Ce code inclut des règles comme l’obligation de collecter des données sur la vitesse, les commandes de freinage et la présence d’autres usagers de la route.

Les sociétés impliquées dans les tests devront en informer la police. Elles devront également fournir des instructions au public ainsi que consulter des conseillers locaux au sujet des risques liés aux travaux routiers. Un plan d’urgence doit également être mis en place afin de réduire, suspendre ou mettre un terme aux tests pendant les enquêtes ou à la suite d’un incident.

Le nouveau code précise également qu’un conducteur de sécurité doit être constamment opérationnel dans le véhicule autonome ou via une télécommande. Ce conducteur devra être prêt et capable de prendre les commandes du véhicule autonome. 

Toutefois, le ministère des Transports britanniques travaille également sur des projets d’essais avancés, sans conducteur de sécurité, ni opérateur à distance. Le Centre gouvernemental pour les véhicules connectés et autonomes supervisera ce système. Ce dernier est en cours de finalisation. Des essais devraient avoir lieu cette année.

« La mise à jour du code tient compte du désir croissant de l’industrie de mener des essais plus avancés. Un processus permettant de gérer de tels essais sur les routes est en cours de développement sur les routes publiques », à déclaré un porte-parole du ministères.

Technologie pas prête

Selon Christian Wolmar, journaliste et écrivain spécialisé dans les transports, cette technologie est loin d’être prête à fonctionner sans opérateur de contrôle. « C’est tellement éloigné de ce qui est réalisable et cela va mettre des vies en danger. Nous devrions avoir un conducteur à bord à tout moment. Les essais devraient être limités à des zones davantage contrôlées telles que les routes à deux voies et les autoroutes », a déclaré l’expert.

« Le développement de la capacité des véhicules autonomes est encore lent. Nous verrons probablement des véhicules autonomes sous une forme très limitée sur nos routes d’ici 2023, mais il est peu probable que cette technologie ne soit adoptée par le grand public avant dix ans », a expliqué un spécialiste de PA Consulting.

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