Economie

Les voitures autonomes pourraient permettre d’économiser beaucoup d’espace de stationnement

L’adoption des véhiculesautonomes pourrait augmenter considérablement la capacité des airesde stationnement au sein des villes, indique une étude menée pardes scientifiques de l’Université de Toronto. Selon les chercheurs,la capacité des parkings pourrait augmenter de plus de moitié grâceà l’utilisation de voitures autonomes.  

Les scientifiquesadmettent cependant des solutions doivent être trouvées pour uncertain nombre de goulots d’étranglement potentiels. Par ailleurs,on ne sait pas encore quand les voitures autonomes seront introduitesdans la circulation afin de pouvoir envisager la conception deparkings spéciaux.

Moins de surface occupée

« Dans un parkingrempli de véhicules autonomes, vous n’avez pas besoin d’ouvrir lesportes. Ces véhicules peuvent donc se garer avec très peu d’espaceentre eux », expliquent les chercheurs. « En outre, vousn’avez pas besoin de laisser de la place pour que chaque voiturepuisse sortir car vous pouvez signaler aux autres véhiculesautonomes de se déplacer. »

Alors que les parkingstraditionnels sont configurés pour des voitures qui entrent et sortentd’un endroit, une zone de stationnement de véhicules autonomes peuts’assimiler à un réseau intelligent avec des voitures quis’écartent au besoin pour laisser entrer et sortir les autresvéhicules. Pour cette étude, le défi des chercheurs a été dedéterminer la taille optimale du réseau afin maximiser le stockagetout en minimisant le nombre de déplacements requis pour extraire unvéhicule donné.

« Si vous avez unréseau important, cela entraîne beaucoup de déplacements, ce quisignifie qu’il faut plus de temps en moyenne pour récupérer votrevéhicule, mais si vous avez plusieurs parkings plus petits, vousgaspillez moins d’espace », a indiqué Mehdi Nourinejad,diplômé en génie civil et auteur principal de l’étude. Les chercheurs ont calculéqu’un parking de véhicules autonomes conçu optimalement pouvaitaccueillir 62% de voitures en plus qu’un parking conventionnel. Selonles dimensions du stationnement, dans certains cas, les parkingsautonomes ont pu accueillir jusqu’à 87% de voitures en plus.

Un autre avantage desparkings autonomes est que le design n’est pas fixe. « Si lademande évolue, vous n’avez pas besoin de peindre de nouvellesplaces de stationnement. Au lieu de cela, l’opérateur peutsimplement indiquer aux voitures de se réorganiser. Cela prendraplus de temps pour récupérer votre véhicule mais vous pourrezajouter plus de véhicules », ajoute Sina Bahrami, co-auteur del’étude.

Libération d’espacesurbains

Les scientifiques espèrentque les autorités des villes seront en mesure d’utiliser leurapproche de conception afin d’améliorer les espaces urbains. « Al’heure actuelle, nos centres-villes disposent d’aires destationnement géantes à proximité des principales attractions.L’utilisation de véhicules autonomes pourrait permettre de réduireet de déplacer ces parkings, ce qui offrirait la possibilitéd’ouvrir des espaces précieux au sein des villes. » En outre, un véhiculeautonome pourra déposer des passagers pour ensuite se déplacer versun parking autonome. Il pourra par après venir les rechercher. Toutefois, ce nouveau paradigme peut aboutir à desconséquences négatives telles qu’une augmentation potentielle de lacongestion du trafic.

« Actuellement, nosroutes comptent encore beaucoup de véhicules avec un seul passager.Si nous installons les parkings de véhicules autonomes trop loin desprincipales attractions, nous pourrions nous retrouver avec des ruesbondées de véhicules qui n’ont pas de passagers, ce qui seraitpire », ajoutent les scientifiques canadiens.

Un autre inconvénient estque les designs des chercheurs ne fonctionnent que pour les parkingsréservés aux véhicules autonomes. Enfin, les scientifiques nepeuvent pas non plus prédire quand le nombre de véhicules autonomessur les routes atteindra un volume critique requis pour utiliser leurconception. « Nous faisonsréférence à un grand nombre de véhicules capables de rouler sansque le conducteur prenne le relais en cas de problème. Il y a encorebeaucoup à faire avant d’arriver à ce stade », concluent-ils. 

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