Economie

Les migrants utilisent l’Irlande comme passage vers le Royaume-Uni

Les migrants utilisent régulièrementl’Irlande pour faire venir des membres de leur famille auRoyaume-Uni, indique le Times sur base d’informations venant desservices irlandais à l’immigration. La recrudescence de ce phénomènea amené les autorités irlandaises à entamer des enquêtes sur laprobable existence de bandes criminelles au Royaume-Uni.

« À l’heureactuelle, le Royaume-Uni applique des règles plus strictes quel’Irlande en ce qui concerne les demandes de regroupement familial etconjugal », explique le Times. « Pour faire venir desmembres de sa famille, il faut disposer d’un revenu d’au moins 18.600livres par an (20.600 euros). Ce montant augmente à chaque enfantsupplémentaire. »

L’Irlande constitue doncpour beaucoup de migrants une solution intéressante. Ce pays offreen effet une possibilité de s’installer en Union européenne. Tantque le Brexit n’est pas une réalité, il serait possible de passeren Grande-Bretagne à partir du territoire irlandais, souligne leTimes.

Abou Dabi

Ces trois dernières années, lesservices à l’immigration irlandais auraient découvert plus de10.000 dossiers suspects de regroupement familial. Les soupçons ontaugmenté lorsque l’ambassade irlandaise à Abou Dabi a constatéune « augmentation exponentielle » des demandes de participation àdes programmes de regroupement familial, avec 2.700 demandes émanantde ressortissants afghans.

Grâce à une autorisation irlandaise,les personnes concernées peuvent se déplacer librement en Union européenne et surtout se rendre sans problème en Grande-Bretagne. Les demandeurs prétendent indûmentvivre en Irlande. La police irlandaise croit que la majorité desdemandes sont préparées par des conseillers britanniques àl’immigration qui fournissent à leurs clients les documentsnécessaires.Dans bon nombre de dossiers, les mêmesadresses apparaissaient sans cesse. « Cela a éveillé le soupçond’activités de la part de bandes criminelles », explique encore leTimes .

Pour les demandes, la Common TravelArea, la zone commune de voyage, est souvent utilisée. Celle-ci existe sous diverses formesdepuis les années 20 du siècle passé comme point de départ pourcontourner les règles d’immigration nationales britanniques enmatière de regroupement familial. Les autorités irlandaises fontremarquer qu’une décision est prise dans 97% des demandes. Dansplus de 95% des dossiers, un refus est signifié », indique unporte-parole du ministère irlandais de la Justice.

« Depuis lors, le nombre de demandes a fortementdiminué. »

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