‘Les meilleurs pigeons voyageurs belges atteindront bientôt les 500.000 euros’

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Les Chinois sont fous d’un produit bien belge : les pigeons voyageurs de compétition, explique The Economist. Il faut rappeler que des siècles de tradition et d’expertise ont fait de nos pigeons les meilleurs du monde. Ainsi, la moitié des oiseaux qui participent à l’Iron Eagle, la plus grande compétition chinoise qui fait voler près de 4.000 de ces volatiles, a été élevée en Belgique. En Chine, l’Association des pigeons voyageurs de compétition compte plus de 300.000 membres.

L’année dernière, 8.000 pigeons belges ont été achetés par des Chinois ; cela représente les ¾ de la valeur exportée de ces oiseaux. Thomas Gyselbrecht, de Pigeon Paradise (PiPa), une maison d’enchères belge spécialisée, affirme que sur les 11 pigeons d’une valeur dépassant les 100.000 euros que sa société a vendus l’année dernière, 9 étaient destinés à des acheteurs chinois.

Selon Gyselbrecht, il y aurait 3 sortes de clients : des amateurs de courses, des investisseurs et des acheteurs fortunés à la recherche d’un symbole de statut. Mais cet intérêt des Chinois a fait monter les prix, générant une véritable bulle spéculative, et les pigeons échappent de plus en plus aux possibilités des acquéreurs locaux aux moyens modestes. Des oiseaux qui valaient 500 euros il y a encore 5 ans se vendent désormais pour 3.000 euros. Le pigeon le plus cher vendu par  Gyselbrecht a atteint 250.000 euros, en janvier, et il s’attend à voir les prix flirter avec les 500.000 euros. «Il n’y a pas de limite quand vous êtes milliardaire », dit-il.

Chez les acquéreurs chinois les plus riches, les oiseaux peuvent parfois garnir des pigeonniers extravagants, avec des niches ornées d’or et de marbre, tandis que les plus défavorisés peuvent les faire résider dans leur cuisine ou leur salle de bains. 

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