Les banques italiennes… Bail-in ou bail-out, les petits épargnants devront payer

Le gouvernement italien négocie actuellement avec la Commission européenne sur les modalités d’un plan de sauvetage pour le secteur bancaire national. Les deux plus grands problèmes des banques seraient leur sous-capitalisation, et la prolifération des créances douteuses, qui atteindraient 360 milliards d’euros dans leurs bilans.  Plusieurs pistes peuvent être suivies, mais au final, c’est le peuple italien qui payera la facture, affirme Servan Peca, rédacteur en chef du quotidien suisse Le Temps.Depuis l’entrée en vigueur d’une nouvelle directive européenne concernant le sauvetage des banques au début de cette année, il n’est plus possible de recourir aux contribuables, c’est à dire, de procéder à un “bail-out”, qu’en dernier ressort. En outre, l’État italien, endetté à hauteur de 133 % de son PIB, n’en a guère les moyens. Il faut donc envisager de faire payer les actionnaires, les créanciers de la banque, mais aussi les déposants, ce que l’on appelle un “bail-in”. Or, dans le cas des banques italiennes, les créanciers sont souvent de petits épargnants. Selon des chiffres de la Bank of America Merrill Lynch, la population aurait investi 235 milliards d’obligations bancaires italiennes, ce qui représente entre 11 % et 14 % du total des investissements italiens privés. Cela s’explique par le fait que ces investissements ont été présentés comme des produits financiers sûrs par le passé.Matteo Renzi est donc confronté à un dilemme qui pourrait menacer son avenir politique…

Show More

Express devient Business AM

Close
Close