« Les Américains vont bientôt élire un président qu’ils n’aiment pas »

Les Américains vont bientôt élire comme président une personne qu’ils n’aiment pas. Cela peut sembler surréaliste, comme l’écrit Ruth Marcus dans le Washington Post, mais c’est ce qui ressort dans les sondages, en supposant qu’Hillary Clinton remporte la nomination du côté démocrate, et que Donald Trump l’emporte côté républicain. C’est la première fois que lors des élections présidentielles aux États-Unis, les candidats sont perçus de manière si négative. Un sondage du Wall Street Journal – NBC place la cote des personnes favorables à Trump à -41 : 65% (!) des électeurs le perçoivent de manière négative, contre 24% qui en ont une vision positive. Quant à Clinton, sa cote a chuté à -24 (avec 56% des personnes défavorables et 32% favorables). C’est du jamais vu. Pour remettre cela en contexte, il faut comprendre que les deux candidats « sont plus impopulaires que les candidats qui ont perdu les élections présidentielles de chacun des cinq derniers cycles d’élections ». Est-ce que ça compte ? Certains politologues pensent que non. La popularité n’est plus si importante pour les présidents de nos jours, disent-ils, parce qu’avec un Congrès dans l’impasse, les leaders se reposent plus sur leur pouvoir administratif que sur leur capacité à rallier les gens. « Peut-être bien. Mais ce concours d’impopularité qui se déroule sous nos yeux ne peut rien signifier de bon pour notre démocratie, ni pour la présidence à venir », conclut Marcus. 

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