La Wallonie veut accroître la culture du chanvre

L’intérêt pour le chanvre en Wallonie a refait surface en 2009. Récemment, le ministre de l’Agriculture actuel, Réné Collin, a débloqué 250.000 euros afin de faire passer la superficie du chanvre wallon à 1.000 hectares, soit 50% de plus qu’actuellement, rapporte La Libre Belgique.

Les bénéfices du chanvre sont nombreux. Il s’agit d’une plante qui n’a pas besoin de soins particuliers, ni de pesticides, rappelle Thierry Joie, de l’ASBL Chanvre wallon, organisme qui se charge de soutenir et d’informer la filière du chanvre. Le chanvre pousse tout seul mais les semis et la récolte sont délicats.

La fibre de chanvre a longtemps servi à fabriquer des cordes et des voiles. Actuellement, on utilise ses graines pour l’alimentation humaine et animale, sa tige dans l’industrie textile, du papier, pour le capitonnage des voitures et des avions. La partie ligneuse de la tige est transformée en panneaux d’isolation, en paillage pour animaux et, mélangée à de la chaux, en matériaux isolants pour la construction. Plusieurs entreprises se tournent également vers l’ASBL pour contacter des producteurs capables de les livrer en fleurs de chanvre, qui sont pourvues d’une molécule, le CBD, intéressantes sur le plan thérapeutique, entre autres dans le traitement du cancer.

On trouve des plantations dans la région de Namur et dans la province du Luxembourg. Pour les producteurs, tous intégrés à la coopérative Belchanvre, le chanvre est une culture complémentaire. En outre, on ne compte que quatre transformateurs. Belchanvre entend aider la filière. Il n’existe qu’une seule machine pour extraire la fibre, en Flandre. Enfin, la première unité de défibrage de Belgique sera inaugurée en juin à Marloie.

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