Ce à quoi nous assistons est la nationalisation des marchés d’actions

Le Brexit, l’élection de Donald Trump ou le «Non» des Italiens ont ébranlé les indices boursiers. Tant les marchés boursiers américains qu’européens ont atteint des niveaux records. Ceux qui ont revendu leurs actions italiennes après le résultat du référendum de dimanche dernier, doivent s’en mordre les doigts. L’indice italien du marché boursier est remonté dès le mardi suivant, et même les valeurs bancaires qui connaissent les plus grandes difficultés actuellement ont profité de ce rebond. En outre, l’indice VIX, qui reflète l’inquiétude sur les marchés financiers, continue de diminuer. Les marchés financiers semblent totalement immunisés contre les chocs politiques qui secouent le monde actuellement.

La Banque du Japon

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, après la nationalisation du marché des taux d’intérêt et du marché des obligations d’État, est la nationalisation des marchés d’actions. La banque centrale du Japon possède maintenant plus de 30% de toutes les entreprises représentées dans les grands indices japonais des marchés d’actions.

Le fonds souverain de l’État chinois

En Chine, on voit émerger un scénario similaire : les deux principaux fonds de l’Etat chinois sont devenus les principaux actionnaires de 39% des sociétés cotées.

Selon le Wall Street Journal, les cours ne sont plus déterminés par les résultats d’exploitation ou par les stratégies des entreprises, mais par les agissements des différents gouvernements. Cela a évidemment des conséquences : comme ces gouvernements achètent sans examiner les titres comme des agents économiques rationnels, ils réduisent la pression sur la direction des entreprises pour mettre en œuvre des changements pourtant nécessaires, afin que les actions de ces dernières puissent se maintenir à leur niveau actuel.

La Banque nationale suisse (BNS)

En Europe, les banques centrales rachètent les obligations – les prêts – des grandes entreprises. C’est une première étape. La Banque centrale de la Suisse (BNS) est devenue l’un des principaux actionnaires de sociétés multinationales, principalement les entreprises de technologie américaines, comme Apple ou Amazon.Si les marchés boursiers connaissent encore un krach, il semble presque certain que les banques centrales américaine et européennes suivront la voie tracée par les banques japonaises et chinoises et qu’elles achèteront massivement des actions.

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