La guerre civile syrienne est aussi une catastrophe écologique

La guerre qui fait rage en Syrie a non seulement contraint 4 millions de Syriens de fuir la pays, mais elle a également des conséquences désastreuses pour l’environnement, indique un rapport de l’organisation néerlandaise pour la paix, Pax.

Elle publie une série de chiffres qui témoignent de ce désastre:

  • A la fin de l’année 2014, 1,3 millions d’édifices avaient été détruits. Les gravats qui proviennent de ces destructions ont répandu des substances toxiques comme des métaux lourds, des plastiques, et de l’amiante dans l’atmosphère. On trouve également les résidus toxiques des armes conventionnelles qui ont été utilisées.
  • Dans la vieille ville d’Alep, qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, 52% des maisons ont été anéanties.
  • Au mois de septembre, 196 usines pétrolières avaient été bombardées par les Alliés. La destruction d’installations pétrolières s’est soldée par une pollution de l’air du sol et de l’eau qui mettra des années à se résorber. De plus, les attaques au sol ont lourdement endommagé les raffineries, et affecté leur système de traitement de déchets, avec des conséquences catastrophiques pour l’environnement et la santé des habitants. L’accumulation des déchets ménagers et industriels qui en résulte augmente le risque de propagation de maladies infectieuses.

Pax conclut:

Comme toutes ces répercussions se verront sur le long terme, ce ne seront pas seulement ceux qui sont restés en Syrie qui subiront leurs nuisances, mais aussi ceux qui y retourneront à l’avenir”.

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