La Grande-Bretagne veut devenir un paradis fiscal pour les entreprises

Brexit ou non, la Grande-Bretagne est loin de la zone euro
Le ministre des Finances britannique George Osborne a présenté mercredi son budget, qui comprend une mesure phare : la réduction de l’impôt société de 20% à 17%, et des taux réduits pour les PME en 2020. Par comparaison, dans notre pays, l’impôt société représente environ le double.

Lorsque Cameron a repris le pouvoir au Labour (socialistes) en 2010, les entrepreneurs britanniques payaient 28% d’impôt sociétés. Le pays veut maintenant devenir encore plus “business-friendly” : “La Grande-Bretagne ne change pas de cap : Elle a, elle, compris que plus les entreprises étaient allégées de charges sociales, comme d’impôts, et plus elles créaient de la richesse et donc de l’emploi”, écrit Marc Fiorentino de MonFinancier.com. “Le patron en Grande-Bretagne n’est pas un ennemi de classe mais un entrepreneur qui prend des risques”, ajoute-t-il.

Même si les Britanniques restent dans l’UE, ils s’éloignent de plus en plus de la politique qui est menée dans les pays de la zone euro.

La zone euro a mis en œuvre une politique d’austérité depuis 2008 qui a été préjudiciable à la croissance économique. L’accent a été mis sur le nettoyage des finances publiques dans la période de crise. Depuis 2008, par conséquent, la croissance économique moyenne n’a pas dépassé un négligeable 0,11% moyen.

En revanche, les Britanniques ont mené des réformes libérales “agressives” sans trop se soucier du déficit budgétaire. En 2015, ce dernier a même atteint 5% du PIB, ce qui en fait le plus grand déficit de l’ensemble des 34 pays de l’OCDE.

Résultat : depuis 2008, le Royaume-Uni a atteindre une croissance annuelle moyenne de 0,9%. Pas impressionnante, mais neuf fois supérieure à celle de la zone euro.

En réduisant l’impôt des sociétés à 17% la Grande-Bretagne renforce son statut de plaque tournante internationale pour la finance et des affaires.

Pourtant, il y a aussi de moins bonnes nouvelles: Osborne a parlé d’un ralentissement économique et d’un déficit qui va se réduire moins rapidement que prévu. Un discours qui a été confirmé plus tard dans la journée par Janet Yellen, le président de la banque centrale américaine, la Fed.

Les deux pays voient leur croissance économique paralysée par les turbulences qui régissent l’économie mondiale actuellement. Osborne prévoit une croissance économique de 2% cette année. L’équilibre budgétaire ne sera donc atteint qu’en 2019-2020, mais il devrait déjà se trouver l’année prochaine en dessous de la limite européenne de 3%.

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