Politique

La Commission sur la vie privée épingle la demande d’empreinte digitale sur les cartes d’identité

La Commission de protection de la vie privée estime qu’enregistrer les empreintes digitales des citoyens sur leurs cartes d’identité est une demande « disproportionnée » et « non-conforme à la loi sur la protection de la vie privée ». 

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) et le gouvernement Michel ont longtemps bataillé pour que les nouvelles cartes d’identité belges contiennent les empreintes digitales de leurs titulaires. Mais la Commission de protection de la vie privée estime que cette demande viole la vie privée des citoyens belges.

Pour la Commission, ce projet de loi qui devait passer en application en 2019 est « disproportionné » et « non conforme à la loi sur la protection de la vie privée », révèle ce mercredi les journaux De Tijd et L’Echo. « Le relevé des empreintes digitales de l’ensemble de la population n’est pas une mesure anodine sur le plan de la protection de la sphère privée. C’est une mesure intrusive », a déclaré la Commission dans son avis.

Banque de données

Déjà en 2016, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) réclamait une carte d’identité biométrique. Celle-ci devait contenir les empreintes digitales et l’image faciale numérisée du propriétaire de la carte. La demande du ministre a un temps été critiquée, notamment par l’Open VLD, mais les libéraux flamands ont fini par accepter la nouvelle mesure à condition qu’aucune banque de données ne soit constituée avec les empreintes récoltées.

Pour Jambon, ces données n’auraient été conservées que durant le temps nécessaire à la création de la carte d’identité, soit trois ans dans les banques de données. Ces données sont présentes sur les passeports mais l’Union européenne estime qu’il n’est pas indispensable qu’elles figurent sur les cartes d’identité.

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