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La Chine espionne son peuple avec des pigeons robotisés

Au cours des cinqdernières années, plus de 30 agences militaires et gouvernementaleschinoises ont déployé des drones ressemblant à des oiseaux et desdispositifs connexes dans au moins cinq provinces pour surveiller lapopulation, rapporte le quotidien South China Morning Post.  

Certains de sesdrones-oiseaux ressemblent à des colombes ou pigeons et imitent leur vol, de sorte qu’il est plus difficile de distinguer s’il agitd’un engin sans pilote ou d’un animal.  En 2011, plusieurs imagesde drones présentant de fortes similitudes avec des pigeons avaientété diffusées. Cependant, la dernière génération de drones aété actualisée et est maintenant capable de faire des photos oudes vidéos en haute définition.

Liaison par satellite

« Chaque machine estéquipée d’une caméra haute définition, d’une antenne GPS, d’unsystème de contrôle de vol et d’une liaison de données parsatellite », précise le journal. »Les dispositifs peuventparfaitement se cacher dans un vol d’oiseaux, de sorte qu’ils peuventfaire des enregistrements inaperçus de l’environnement. »

Cette technologie auraitété déployée dans le Xinjiang, une région autonome située à l’extrêmeouest de la Chine. Cette vaste région qui borde la Mongolie, laRussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan,l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde, abrite une importantepopulation musulmane. Pékin a longtemps considéré cette régioncomme un foyer de séparatisme. Par conséquent, cette région et seshabitants sont soumis à une importante surveillance de la part dugouvernement central.

En outre, les dronesseraient également utilisés pour les patrouilles frontalières,pour la protection de l’environnement et pour l’aménagement duterritoire. Les drones-pigeons pèsentenviron 200 grammes et ont une envergure de 50 cm. Ils peuvent parailleurs voler à des vitesses allant jusqu’à 40 km/h pendant unmaximum de 30 minutes comme de nombreux drones commerciaux. Ils sontégalement capables d’éviter la détection des radars.

Le mécanisme debattements d’ailes comprend une paire de manivelles actionnées par unmoteur électrique, tandis que les ailes elles-mêmes peuvent sedéformer légèrement lorsqu’elles montent et descendent. Unlogiciel aide à contrer les mouvements saccadés pour s’assurer quela caméra embarquée offre des images nettes et des séquences vidéostables.

Crash

Yang Wenqing, professeuragrégé à la School of Aeronautics de Northwestern, a confirmél’utilisation de la nouvelle technologie, mais a déclaré qu’ellen’était pas très répandue. « Elle est encoreutilisée à petite échelle comparativement à d’autres types dedrones utilisés actuellement. Toutefois, Nous croyons que cettetechnologie dispose d’un bon potentiel pour une utilisation à grandeéchelle dans le futur. Elle comporte a des avantages uniques pourrépondre à la demande de drones dans les secteurs militaires etcivils », a déclaré Wenqing.

Près de deux mille volsd’essai ont déjà été réalisés pour simuler un certain nombre deconditions réelles. L’appareil est développépour être utilisé par les forces policières et militaires. Leschercheurs croient, cependant, que le drone peut même être utilisépar les secours et pour les interventions d’urgence. Enfin, l’appareil resteparticulièrement vulnérable aux fortes rafales de vent, à la pluieabondante et à la neige, ce qui pourrait provoquer l’écrasement dudrone.

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