Economie

La Belgique a un taux de meurtres et de suicides élevé

Les citoyens lituaniens sont les plus susceptibles de mourir d’une mort violente intentionnelle, c’est-à-dire suite à un meurtre ou par suicide, indique une étude du réseau européen de data journalisme  (EDJN). La Lettonie occupe la deuxième place, suivie de la Hongrie. En revanche dans le sud de l’Europe, les habitants sont les plus protégés face à la violence meurtrière. Le nombre de décès dus à des meurtres ou à des suicides est le plus faible en Italie, en Espagne et en Grèce.

Il y a trois ans, 61.000 personnes sont décédées dans l’Union européenne à la suite d’un meurtre ou d’un suicide, ce qui représente 1,3% des décès annuels de l’UE.

Terrorisme

Pendant des décennies, le nombre de personnes décédant des suites de morts violentes a régulièrement diminué dans l’ensemble de l’UE. En 2016, 5.200 meurtres ont été enregistrés dans l’UE, soit une baisse de 3,3% par rapport à l’année précédente. Dans le même temps, les attaques terroristes ont eu un impact évident en 2016. En France, en Allemagne et en Grande-Bretagne, le nombre de personnes décédées des suites de morts violentes a augmenté.

Les chercheurs ont analysé le taux de meurtres pour 100.000 habitants. Il y a trois ans, la Lettonie arrivait en tête de liste avec 5,64 meurtres pour cent mille habitants. L’Estonie, quant à elle, a un taux nettement inférieur (2,51), mais ce chiffre reste élevé par rapport au reste de l’UE. Les pays baltes sont suivis par un État membre de taille moyenne: la Belgique (1,96).

Les chercheurs soulignent qu’en revanche, la situation est bien meilleure dans 13 États membres, où moins d’un meurtre a été enregistré pour 100.000 habitants.

Aux États-Unis, il y a eu 5,5 homicides pour 100.000 habitants en 2016, contre 10,8 en Russie. Les données disponibles montrent également que le nombre de tentatives de meurtre entre 2008 et 2016 est resté relativement stable.

États baltes

« Nous avons également examiné les taux de suicide pour voir s’il y avait des parallèles », ont expliqué les chercheurs. Le dernier ensemble de données complètes concerne l’année 2015. Les chercheurs ont examiné les données d’Eurostat et travaillé sur la base du nombre de suicides pour 100.000 habitants.

Sur les 4,9 millions de décès survenus dans l’Union européenne en 2015, 56.000 (1,2%) étaient des suicides volontaires. Huit cas sur dix (77%) concernaient des hommes et près de la moitié des cas (48%) concernaient des sujets masculins âgés de 40 à 65 ans.

Comme pour les homicides, deux États baltes figurent parmi les trois premiers: la Lituanie en tête (30,28 cas pour cent mille habitants), la Slovénie en deuxième position (20,72) et la Lettonie en troisième place (19,34).

La Hongrie occupe le quatrième rang (19.03). Il est intéressant de noter que la Slovénie se classe au deuxième rang en nombre de suicides, tout en enregistrant le nombre le plus faible de meurtres.

En termes relatifs, beaucoup de personnes mettent fin à leurs jours en Estonie et en Belgique. En outre, les taux d’homicides dans ces deux pays de l’UE sont également élevés.

Les Européens du Sud sont moins enclins à se suicider. À Malte, en Italie, en Espagne et en Grèce, le nombre de suicides est très faible, tandis que Chypre enregistre le nombre de suicides le plus bas de l’UE (4,45 cas pour100.000 habitants). La moyenne de l’UE est de 11,23 suicides pour 100.000 habitants.

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