Blue Origin de Jeff Bezos réalise le premier test de mise à feu de son moteur de fusée

Blue Origin, société créée en 2000 par Jeff Bezos, le CEO d’Amazon, vient d’effectuer avec succès le premier test de mise à feu de son moteur de fusée, le BE-4, sur lequel elle travaille depuis maintenant six ans. En cours de développement depuis six ans, ce premier essai réussi pour le moteur BE-4 signifie qu’il pourrait être opérationnel d’ici 2020.Blue Origin prévoit d’utiliser ce moteur pour alimenter sa fusée New Glenn, un lanceur capable d’envoyer des satellites en orbite et ainsi rivaliser avec Space X d’Elon Musk et United Launch Alliance pour les contrats de lancement.

Une affaire en or pour l’industrie spatial

Il s’agit d’une affaire en or pour l’industrie spatial privée en général. En effet, l’objectif du BE-4 est de mettre fin à la dépendance américaine par rapport au moteur RD-180 fabriqué en Russie.Outre une utilisation de son moteur pour ses propres fusées, Blue Origin espère vendre le BE-4 à United Launch Alliance (ULA),  coentreprise américaine constituée entre Boeing et la Lockheed Martin, pour sa nouvelle série de fusées nommée Vulcan.Vulcan serait ainsi une solution pour l’ULA dont la fusée Atlas V repose sur le moteur russe RD-180. Le gouvernement fait donc preuve de prudence lorsqu’il s’agit d’utiliser cette fusée pour des charges utiles sensibles en ce qui concerne la sécurité nationale.L’ULA produit bien la fusée Delta IV équipée de moteurs conçus aux Etats-Unis pour des charges de l’armée américaine. Cependant, la fabrication de Delta IV est extrêmement chère, près de deux fois coûteuse que Falcon 9 de space X.L’ULA cherche donc à se passer de Delta IV et à utiliser la série Vulcan afin de concurrencer Space X en termes de prix. En outre, les fusées Vulcan seront partiellement réutilisables et pourront continuer à voler, aboutissant à une réduction considérable du prix d’un seul lancement.

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