Un banquier américain démolit le Bitcoin: « Bon pour les meurtriers et les trafiquants de drogue »

Le Bitcoin n’est bon que pour les Etats voyous, les trafiquants de drogue et les meurtriers. Un employé qui serait surpris à négocier en Bitcoin  à la banque d’investissement amérihttps://fr.express.live/jamie-dimon-demolit-bitcoin/caine JP Morgan Chase serait immédiatement renvoyé. C’est ce que Jamie Dimon, le CEO de la banque, a déclaré, lors d’une conférence conférence d’investisseurs à New York mardi. Selon lui, la cryptomonnaie est une « escroquerie » et « cela va mal se terminer ».

« Si un trader de JP Morgan commençait à négocier en Bitcoin, je le virerais dans la seconde. Pour 2 raisons : c’est contre nos règles, et cela montre qu’il est stupide. Et les 2 choses sont dangereuses. »

D’après Dimon, il ne fait aucun doute que les autorités interdiront le Bitcoin et les autres cryptomonnaies à un moment donné. Cependant, Dimon effectue une distinction entre les monnaies virtuelles, et la technologie de la blockchain sous-jacente, dont il affirme qu’elle est utile, même si sa pleine adoption par les banques n’est pas imminente.

La Tulipomanie

Il a aussi estimé que le Bitcoin était « pire que les bulbes de tulipes ». Il faisait ainsi référence à la « crise de la tulipe » (ou Tulipomanie), un engouement soudain pour les bulbes de tulipes qu’ont éprouvé des investisseurs hollandais au XVIIe siècle. A cette époque, des spéculateurs ont fait flamber les prix des bulbes de tulipes. Au plus fort de la Tulipomanie, en février 1637, des promesses de vente pour un bulbe se négociaient pour un montant égal a 10 fois le salaire annuel d’un artisan spécialisé », peut-on lire dans Wikipédia. Bien entendu, cette bulle a éclaté, et conduit à l’effondrement des cours.

Les autorités aiment contrôler leur offre de monnaie

Selon Dimon, un scénario similaire attend le Bitcoin. Le CEO de JPMorgan Chase ne doute pas non plus que les autorités finiront par intervenir, parce qu’il est peu probable que des gouvernements s’abstiennent de contrôler une monnaie, surtout lorsque cela suscite certains problèmes : « Quelqu’un va se faire tuer, et alors le gouvernement va intervenir ». »Vous avez vu ce qui s’est passé en Chine, les gouvernements aiment contrôler leur offre de monnaie ». Il faisait allusion à ce qui s’est passé en Chine la semaine dernière, où les autorités ont décidé d’interdire les règlements en monnaies virtuelles dans les transactions domestiques. L’annonce de cette information a fait chuter le cours du Bitcoin, sachant que le marché pour cette cryptomonnaie s’élève déjà à 150 milliards de dollars.« Si vous étiez au Venezuela, en Équateur, en Corée du Nord, ou dans l’une de ces parties du monde, ou si vous étiez un dealer de drogue, un assassin, quelque chose comme ça, vous feriez mieux d’utiliser des Bitcoins plutôt que des dollars américains. Donc il y a bien un marché pour cela, mais ça ne peut être qu’un marché limité. » 

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