Le président portugais interdit la gestation pour autrui

Le nouveau président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, vient de faire annuler une loi approuvée en mai dernier par le parlement. Cette loi accordait le droit à la gestation pour autrui (la GPA), dans certains cas particuliers d’infertilité. L’Eglise Catholique Portugaise s’était immédiatement insurgée contre cette décision et les réclamations formulées par Dom Manuel Clemente, la plus haute autorité catholique du Portugal, semblent avoir été entendues par le nouveau président de centre-droite, car celui-ci vient de décider d’annuler le vote.Le communiqué officiel, publié mercredi matin, précise que le veto présidentiel est motivé par le non-respect des règles définies pas le Conseil National d’Ethique et des Sciences de la Vie.

Le parlement

Le 13 mai dernier, des parlementaires, tant de droite que de gauche, avaient approuvé une proposition de réglementation et d’autorisation du GPA (ou gestation pour autrui). Les futurs parents pouvaient avoir recours à une mère porteuse en cas d’infertilité de la femme. La mère porteuse ne pouvait pas être payée pour porter le bébé. La proposition de loi avait été approuvée de justesse.Le parlement aurait légalement le droit d’appliquer la loi malgré le veto du président Marcelo Rebelo de Sousa, si l’ensemble de ses membres votait à nouveau en faveur de la proposition, mais cela semble peu probable.Le président a pourtant voté d’autres lois allant à l’encontre de certaines idéologiques catholiques, comme la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes homosexuelles ou les célibataires.

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