L’Inde recapitalise ses banques, mais que fait l’UE ?

Le ministre des Minances de l’Inde a confirmé mardi que son pays allait injecter des dizaines de milliards de dollars dans la recapitalisation de ses plus grandes banques d’État. Ces dernières années, ces banques, qui représentent 70 % des prêts, ont consenti des prêts importants qui ne seront jamais remboursées. Dans le jargon des affaires, on appelle cela des « non performing loans » (NPL). Désormais, ils représentent 13,7 % de tous les prêts accordés par les banques d’État. En mars 2015, leur proportion n’était que de 5,4 %.

Le ministre des Minances de l’Inde a confirmé mardi que son pays allait injecter des dizaines de milliards de dollars dans la recapitalisation de ses plus grandes banques d’État. Ces dernières années, ces banques, qui représentent 70 % des prêts, ont consenti des prêts importants qui ne seront jamais remboursées. Dans le jargon des affaires, on appelle cela des « non performing loans » (NPL). Désormais, ils représentent 13,7 % de tous les prêts accordés par les banques d’État. En mars 2015, leur proportion n’était que de 5,4 %.

Cette situation a ralenti la croissance de ces banques. Elles doivent faire appel à leurs ressources propres pour éponger les pertes, plutôt que d’émettre de nouveaux prêts.

Le gouvernement indien va pomper 32 milliards de dollars dans les banques d’État. Ce montant correspond à 1,3 % du PIB indien. L’État espère compenser les pertes et redonner de l’oxygène aux banques. Elles pourront alors accorder de nouveaux prêts et soutenir ainsi la croissance de l’économie.

L’Asie abrite certaines des plus grandes économies du monde, et l’Inde est l’une d’entre elles. Les investissements dans lesquels s’impliquent les banques indiennes seront grandement affectés par la mesure. Mercredi, les cours des actions des grandes banques d’État ont également enregistré des hausses de 25 à 40 %. Les banques privées en ont fait les frais, et ont vu leur cours baisser

L’Inde est-elle en tête en train de faire ce que devrait faire l’Europe ?

L’Inde n’est pas le seul pays du monde aux prises avec un problème de prêts défaillants. L’Europe est particulièrement touchée par ce type de difficultés. Dans des pays comme la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Irlande, les bilans des banques sont grevés par des montants de prêts irrécouvrables encore plus importants.

L’Union Européenne a déclaré à plusieurs reprises que la question devait être abordée de toute urgence. Cela signifie que les pays de l’UE pourraient annoncer des mesures similaires. Le gouvernement espagnol l’a déjà fait en 2012, l’Italie encore plus récemment.

Moral Hazard

Même si le fait que les banques puissent apporter de l’argent frais pour financer de nouveaux investissements favorise la croissance économique, les gouvernements sont accablés de dettes supplémentaires, et ce que l’on appelle le « moral hazard » s’agrandit. Il s’agit d’un terme économique qui signifie que les parties changent leur comportement quand elles n’encourent aucun risque direct pour les actions qu’elles commettent. Dans ce cas, il est possible que les banques témoignent d’une prudence moindre lorsqu’elles octroient des prêts, parce qu’elles savent qu’en fin de compte, c’est le contribuable qui épongera les pertes.

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