Le tsunami de la robotisation : en 2000, ils étaient 600, aujourd’hui, il n’y en a plus que… 2

Il y a à peine 17 ans, la banque d’investissement américaine Goldman Sachs employait 600 traders dans ses bureaux de New York, pour acheter et vendre des actions au nom de leurs clients. Aujourd’hui, il n’en reste plus que… 2.

Comme ils l’ont fait dans les  usines, les robots se sont imposés dans le trading des actions à Wall Street, et celui-ci est désormais largement automatisé. Cependant, les emplois n’ont pas tous disparu,  et les deux traders qui subsistent chez Goldman Sachs sont assistés par une armée de 200 ingénieurs informaticiens.

Au début, seule une partie des traders redoutaient de perdre leur travail : ceux qui étaient actifs dans les domaines où les cours quotidiens peuvent être facilement identifiés. Mais aujourd’hui, les traders qui opèrent dans des environnements plus complexes, comme le change et les futures sont aussi menacés d’être remplacés par des algorithmes.

4 traders remplacés pour un spécialiste en informatique

Goldman Sachs a mené pendant un certain temps des expériences de robotisation du trading de devises. Ces tests ont montré qu’il était facile de remplacer 4 traders par un spécialiste en informatique. Cela explique aussi pourquoi un tiers des 27.000 travailleurs que la banque emploie sont des spécialistes en informatique. Cette tendance sera probablement bientôt renforcée lorsque Marty Chavez, un ancien directeur de la technologie de la banque, deviendra directeur financier à compter du 1er avril prochain. (La photo ci-dessus, est celle du CEO de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein)

Le banquier d’investissement également voué à disparaître

Selon Chavez, les banquiers d’investissement sont appelés à connaître le même sort. Comme le travail est basé sur la confiance et nécessite donc des compétences humaines, il ne disparaîtra probablement jamais complètement. Toutefois, d’après Chavez, des algorithmes se substitueront à  la grande majorité des emplois.

Goldman Sachs a déjà cartographié l’ensemble du processus d’introduction en bourse. Il se compose d’exactement 146 étapes spécifiques, dont beaucoup peuvent être facilement automatisées.

Selon Coalition, une société britannique qui surveille le secteur financier, presque 45% des transactions de trading dans le monde sont automatisées.

Conclusion

On associe les robots au travail facilement remplaçable (comme les postes dans une usine de voitures, par exemple); l’histoire de Goldman Sachs montre que les emplois nécessitant un haut niveau de connaissances, comme les traders, qui passent la plus grande partie de leur journée devant un écran, puis prennent des décisions, n’échapperont pas non plus à la robotisation.

Quels emplois survivront au tsunami de la robotisation ?

Les tâches qui exigent la flexibilité, la créativité et l’improvisation seront plus difficilement automatisables. Telles que gérer une crise, arracher des dents, couper des cheveux, monter un meuble par  les escaliers, car il ne rentre pas dans l’ascenseur, réaliser un thriller, ou être un Leo Messi …

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