Fusillade de Las Vegas : 2 raisons pour lesquelles un contrôle des armes n’est pas pour demain

Depuis l’assassinat en 1968 à Los Angeles de Bobby Kennedy, frère du président John Fitzgerald Kennedy également assassiné, 1,5 million de personnes ont été tuées par des armes à feu aux Etats-Unis. C’est plus que dans toutes les guerres combinées du pays depuis 1775 (1,17 million).

Depuis l’assassinat en 1968 à Los Angeles de Bobby Kennedy, frère du président John Fitzgerald Kennedy également assassiné, 1,5 million de personnes ont été tuées par des armes à feu aux Etats-Unis. C’est plus que dans toutes les guerres combinées du pays depuis 1775 (1,17 million).

Le massacre perpétré ce dimanche à Las Vegas se classe déjà comme le plus sanglant de l’histoire américaine. Le triste record de la fusillade d’Orlando, perpétrée l’année dernière, n’a donc tenu qu’un an. A cette époque, 49 victimes avaient trouvé la mort dans une attaque contre un club gay de la ville d’Orlando. Dans la capitale du jeu, le décompte provisoire fait état de 59 morts et 515 blessés.

La production d’armes à feu aux États-Unis: + 190% depuis 2000

Dans ce contexte, le graphique suivant est très révélateur. Il montre que la production d’armes a augmenté de 190 % aux États-Unis en 16 ans (2000-2016). 265 millions d’armes à feu circulent dans le pays. C’est 1,1 par Américain âgé de plus de 18 ans.

Stephen Paddock, le bourreau de Las Vegas, disposait de 18 à 20 armes à feu dans sa chambre d’hôtel. Une heure et 12 minutes après qu’il avait ouvert le feu, on a retrouvé sa dépouille dans sa chambre d’hôtel. Paddock s’était suicidé.

« Thoughts and prayers » sonne terriblement creux

Sarah Sanders, la porte-parole pour la presse du président Trump, a estimé lundi que ce n’était pas le moment d’entamer un débat sur le contrôle des armes à feu. Un groupe de démocrates n’ont pas semblé partager ce point de vue. Parmi eux, le sénateur Chris Murphy, qui est devenu le principal détracteur de la liberté de détention d’armes à feu aux États-Unis depuis le massacre de Sandy Hook en décembre 2012 :

« Cela doit cesser. Il est enrageant que mes collègues au Congrès aient si peur de l’industrie des armes, qu’ils prétendent qu’aucune décision de politique publique ne peut être prise contre cette épidémie. Il y en a, et les « pensées et prières » de nos politiciens sonnent cruellement creux si elles s’accompagnent d’une indifférence législative permanente. Il est temps que le Congrès se grouille le derrière et fasse quelque chose ».

2 raisons pour lesquelles un « gun control » n’est pas pour demain

1. la détention d’armes est inscrite dans la Constitution des États-Unis comme un droit inaliénable.

Le Second Amendement se lit comme suit :

«Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. »

2. Les hommes politiques qui ont tenté de militer pour ce « gun control » ont mis leur tête sur le billot politique

Lorsque Bill Clinton en 1994 avait tenté de faire passer une loi contre la détention d’une série d’armes semi-automatiques par le Congrès, 19 des 24 membres du Congrès qui avaient approuvé cette loi n’ont pas été réélus. Parmi eux, Tom Foley, ancien président de la Chambre des représentants et le premier président à ne pas avoir été réélu à ce titre depuis … 1862.

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