Facebook vous colle aux trousses: le réseau social trace les utilisateurs même lorsqu’ils ont supprimé leur compte

Selon un nouveau rapport d’experts européens, Facebook utilise et installe secrètement des cookies (des traces de votre navigation) pour suivre et tracer ses utilisateurs sur tout l’Internet et ce, même lorsqu’ils ont quitté le réseau social, supprimé leur compte Facebook et fait une demande pour ne plus être suivi pour des raisons de sécurité, explique le site Opinza qui cite The Independent.

Les chercheurs universitaires estiment que le réseau social de Mark Zuckerberg a enfreint la loi européenne des politiques de suivi. Selon cette législation, les utilisateurs doivent être avertis lorsque leurs ordinateurs sont tracés et reçoivent des cookies, sauf lors de circonstances spécifiques.

Le suivi publicitaire de Facebook qui lui permet d’adapter ses publicités consiste à placer des cookies et des logiciels sur les ordinateurs des utilisateurs afin de pouvoir les tracer sur tout l’Internet. Cette technologie est actuellement utilisée par presque tous les sites internet mais la législation européenne exige que les utilisateurs soient avertis. 

Que fait Facebook ?

Selon le rapport, Facebook place des cookies sur les ordinateurs des utilisateurs afin de compiler une foule de données de personnelles nécessaires aux campagnes publicitaires du réseau, marché prioritaire pour que Facebook puisse maintenir sa croissance économique (croissance qui lui a d’ailleurs permis de construire de nouveaux quartiers généraux en Californie). Le fait que Facebook procède à ce type d’opérations n’a rien de nouveau, il s’agit davantage d’une confirmation de ce qui a été souvent évoqué.

Cependant, ce qui est nouveau, c’est le fait que Facebook trace également également les utilisateurs qui ont supprimé leurs comptes et qui ont expressément demandé à ne plus être suivis, tant sur le plan des données personnelles que commerciales. L’activité commerciale de Facebook est régie par la Commission de la protection des données d’Irlande, organisme qui est également pointé du doigt pour son manque de suivi et d’autorité à ce sujet.

La défense de Facebook :

Dans le journal The Independent, un porte-parole de Facebook réfute les accusations du rapport :

« Ce rapport contient des inexactitudes factuelles. Les auteurs ne nous ont jamais contactés. Ils n’ont en outre jamais cherché à clarifier les hypothèses sur lesquelles se fonde leur rapport et ne nous ont pas non plus invités à émettre des commentaires sur le document avant de le rendre public. Nous avons expliqué en détail les imprécisions contenues dans le rapport à la DPA de Belgique (Data protection authority, l’autorité de protection des données de Belgique, ndlr)  qui a commandité cette étude et nous avons sollicité une réunion afin d’expliquer ces inexactitudes, rencontre qui a été refusée. Cependant, nous sommes ouverts à toute discussion avec eux et nous espérons qu’ils seront prêts à actualiser leur travail en temps voulu. ».

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