Facebook développe un chatbot capable de négocier et bluffer

Le chatbot (« agent conversationnel ») de Facebook a appris à négocier. Le laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle du géant des réseaux sociaux a annoncé le développement d’une nouvelle technique permettant à ses chatbots de mener des négociations avec d’autres chatbots ou avec des humains.

Le chatbot (« agent conversationnel ») de Facebook a appris à négocier. Le laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle du géant des réseaux sociaux a annoncé le développement d’une nouvelle technique permettant à ses chatbots de mener des négociations avec d’autres chatbots ou avec des humains.

De cette manière, cette technologie est capable de mener des conversations plus efficaces et d’utiliser un modèle de réflexions rationnel, indique Mike Lewis, spécialiste de l’intelligence artificielle chez Facebook.Pour leur formation, les robots-chatteurs ont utilisé plus de 5.800 dialogues humains ce qui leur a donné un meilleur aperçu du phénomène de l’art du compromis.L’entreprise a souligné que provisoirement, cette fonction ne sera pas ajoutée à son assistant numérique, mais cette technologie est mise à la disposition de concepteurs.Selon les chercheurs, les robots-chatteurs ont appris à trouver une solution juste à un conflit portant sur le partage de biens.

Tromperie

« Au début du processus, les robots-chatteurs n’ont vu que leur propre intérêt et n’ont pris en considération que l’acquisition des objets – deux livres, un chapeau et trois balles – qu’ils désiraient posséder, mais au fil du temps, grâce aux techniques de négociation acquises, ils ont réussi à trouver une solution semblant acceptable pour tous les participants », souligne Lewis.On a constaté qu’un certain nombre de robots-chatteurs avaient recours à la tromperie pour obtenir ce qu’ils voulaient.Les robots-chatteurs ont été capables de faire preuve d’un faux intérêt pour certains objets qui pouvaient à un stade ultérieur de la négociation être utilisés pour faire des concessions et atteindre cependant les objectifs propres.Des observateurs font remarquer que les expériences de Facebook montrent clairement que les assistants numériques pourraient à l’avenir avoir un domaine d’application bien plus vaste. Cette technologie pourrait éventuellement être capable de résoudre des conflits plus complexes comme des négociations à propos d’une vente.

Show More
Close
Close