Economie

La Belgique importe aussi du pétrole des États-Unis désormais

Les États-Unis exportent leur pétrole vers 31 pays. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport de ‘Energy Information Administration, une institution américaine. Chaque jour, 2,9 millions de barils d’or noir sont expédiés dans divers pays, dont le Canada, le Brésil, l’Australie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, l’Inde, l’Italie, la Corée du Sud et même les Émirats arabes unis. 

Il s’agit d’un renversement spectaculaire, car jusqu’en 2015, les États-Unis avaient interdit l’exportation de pétrole brut. Notre pays a également importé 13 000 barils de pétrole des États-Unis en mai de cette année. C’est beaucoup moins qu’en février (71 000 barils) et en mars (56 000).

Ce revirement est le résultat de la révolution du schiste bitumineux, qui a également fait du Texas, un État riche en pétrole, la dixième économie du monde.

L’impact sur le consommateur américain est assez limité, car les prix de cette matière se négocient sur le marché mondial. Néanmoins, les exportations garantissent l’application d’une loi économique, qui veut que plus l’offre sur le marché mondial est importante, plus son prix est bas.

Bien que les États-Unis importent également du pétrole de 27 pays (dont 60 % du Mexique et du Canada), il existe déjà suffisamment d’infrastructure aux Etats-Unis pour pomper encore plus de pétrole.

Beaucoup de questions se posent sur l’avenir du pétrole de schiste

Néanmoins, les producteurs de pétrole américains doivent encore répondre à de nombreuses questions, simplement parce que les prix de la matière n’augmentent pas en dépit de la reprise économique mondiale. De même, les récents incidents avec des pétroliers occidentaux dans le détroit d’Hormuz n’ont guère provoqué une hausse des prix.

Les producteurs de pétrole de schiste ont même tous enregistré une chute du cours de leurs actions l’année dernière. C’est précisément parce que le secteur est soumis à la pression de la volatilité des prix sur le marché pétrolier.

Des doutes sur les réserves

Des doutes subsistent également quant à la taille des réserves américaines, qui ont transformé les États-Unis en une superpuissance pétrolière. Les recherches du Wall Street Journal montrent que les estimations du volume d’or noir pompé par les sociétés pétrolières elles-mêmes ne correspondent pas à celles des chercheurs indépendants.

Au total, il y aurait 10 % de pétrole et de gaz en moins par rapport à ce qui avait été calculé précédemment. Dans certaines régions, ce chiffre atteint même 50 %. Sur une période de 30 ans, cela représente une perte de plus de 30 milliards de barils.

Grâce à la révolution du schiste bitumineux, les États-Unis sont devenus une véritable superpuissance pétrolière, qui produit 11,5 millions de barils par jour,  soit l’équivalent de la production de l’Arabie saoudite et de la Russie.

Mais selon le Wall Street Journal, le pays rencontrera des difficultés pour maintenir ce rythme sans investissements supplémentaires. Les producteurs devront en effet redoubler d’efforts pour atteindre les quotas fixés. La plupart de ces producteurs de pétrole ne gagnent guère d’argent, maintenant que le pétrole est 40 % moins cher qu’au début octobre de l’année dernière.

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