Le problème de l’Europe n’est pas Marine Le Pen

Certaines des personnes qui voteront dimanche prochain pour Marine Le Pen, ne le feront pas tant en raison de l’insatisfaction qu’elles éprouvent à l’égard de ce qui se passe en France, mais aussi parce qu’elles ne supportent plus les technocrates de Bruxelles hors de contact avec leur réalité, écrit Paul Krugman, prix Nobel  d’économie, dans le New York Times :

Certaines des personnes qui voteront dimanche prochain pour Marine Le Pen, ne le feront pas tant en raison de l’insatisfaction qu’elles éprouvent à l’égard de ce qui se passe en France, mais aussi parce qu’elles ne supportent plus les technocrates de Bruxelles hors de contact avec leur réalité, écrit Paul Krugman, prix Nobel  d’économie, dans le New York Times :

« J’aurais souhaité que les Britanniques ne votent pas pour le Brexit, qui va affaiblir l’Europe et appauvrir leur propre pays.

Mais les dirigeants européens se comportent de plus en plus comme une épouse délaissée déterminée à tirer le meilleur parti possible de son divorce. Et c’est de la folie pure. Qu’ils le veuillent ou non, l’Europe devra vivre après la Grande-Bretagne post-brexit, et l’intimidation telle qu’elle a été pratiquée avec la Grèce ne marchera pas avec une nation aussi grande, riche et fière que le Royaume-Uni.

Ce qui me ramène aux élections françaises. Nous devrions être terrifiés par la possibilité d’une victoire de Le Pen. Mais nous devrions aussi nous inquiéter qu’une victoire de Macron mènerait Bruxelles et Berlin à conclure que le Brexit n’était rien de plus qu’une aberration, et que les électeurs européens pourront toujours se laisser  intimider et qu’ils feront ce que ceux qui savent leur demanderont.

Alors soyons clairs : même si le pire est évité dimanche, tout ce que l’élite européenne obtiendra ne sera qu’un petit délai supplémentaire pour modifier sa manière de faire».

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