Un drone livre des pilules abortives aux femmes d’Irlande du Nord

Des militants irlandais pro-avortement ont envoyé des pilules abortives en Irlande du Nord (Royaume-Uni) en utilisant un drone, sous le nez de policiers qui n’ont rien fait pour les en empêcher. L’événement était organisé par quatre groupes militant pour le droit à l’avortement : Alliance for Choice, Rosa, Labour Alternative et Women On Waves, qui ont organisé un vol similaire d’Allemagne en Pologne. Il visait à souligner les lois très strictes en matière d’avortement, actuellement en vigueur des deux côtés de la frontière irlandaise. Le drone a décollé d’Omeath, County Louth, dans la République Irlandaise et atterri un peu plus loin, près de Narrow Water Castle, County Down, en Irlande du Nord. Selon Courtney Robinson, une membre de Labour Alternative âgée de 18 ans ayant déjà pris des pilules abortives, cette action a pour but de montrer que ces pilules peuvent être données à des femmes ne pouvant pas se déplacer hors d’Irlande du Nord pour avorter. « Je ne suis pas inquiète. Je sais que ces pilules sont sans danger ».La police, présente sur le lieu d’atterrissage, a filmé les événements et interrogé les organisateurs, mais n’a pas confisqué les comprimés, qui avaient été prescrits par un médecin.Les médicaments, Mifepristone et Misoprostol, peuvent être pris jusqu’à 9 semaines de grossesse. Leur utilisation a été approuvée par l’Organisation Mondiale pour la Santé depuis 2005.

Une loi « archaïque »

Lucy Simpson, une militante de Belfast, souhaite une réforme du droit à l’avortement en Irlande et en Irlande du Nord :

« La loi est archaïque. Nous dépendons en Irlande du Nord d’un texte qui date de 1861, ce qui équivaut au Moyen-Age, quand les dinosaures étaient sur Terre. Nous pensons qu’il devrait être changé radicalement, et nous ne pouvons plus attendre. Des milliers de femmes souffrent chaque année en Irlande du Nord et en République irlandaise, parce qu’elles doivent aller à l’étranger pour se faire avorter et qu’elles vivent des moments très traumatiques. Nous sentons qu’il est temps de changer la législation ».

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