Près de 1300 djihadistes ayant combattu pour Daech vont rentrer en Europe

Suite au démantèlement du groupe terroriste Daech, 1300 djihadistes sont susceptibles de retourner dans l’Union européenne. L’un des principaux défis consiste à faire la distinction dans ce chiffre entre ceux de ces rapatriés qui peuvent menacer de commettre des attentats terroristes, et les autres qui ne présentent plus aucun danger pour la société. Daech a perdu la plus grande partie de ses bastions en Irak et en Syrie, et selon une étude réalisée par le think tank américain Soufan Group, les combattants rapatriés pourraient former une base importante pour organiser des actions terroristes dans leur pays d’origine.Au cours des 6 dernières années, entre 7 et 8000 occidentaux se sont battus pour le djihad en Syrie, a calculé le Soufan Group. « Environ ¼ a été tué au combat, et un groupe équivalent est déjà retourné dans son pays d’origine. Cependant, la moitié des djihadistes occidentaux est toujours sur le terrain ».Selon différentes estimations, on peut s’attendre à entre 1200 et 3000 retours de combattants.

Une menace

Selon le rapport, ces rapatriements posent un problème majeur pour les responsables de la sécurité des pays européens, qui craignent une potentielle intensification de la menace terroriste.« Cependant, tous les rapatriés ne représentent pas un danger potentiel, parce que beaucoup d’anciens djihadistes ressentent un sentiment de désillusion, des remords, et se sentent désormais en rupture avec le terrorisme », explique le think tank américain.Selon le rapport, il sera très difficile d’effectuer cette distinction entre les 2 groupes. « Il est presque certain que Daech a créé une branche externe à l’étranger pour commettre de nouveaux attentats », peut-on lire dans le rapport.Ce dernier évoque des personnalités clés telles qu’Abdelhamid Abaaoud, l’homme derrière les attentats terroristes de Paris de novembre 2015, mais aussi des militants comme Salah Abdeslam, qui n’a jamais participé à des opérations Moyen-Orient, mais qui a tout de même mis en place des cellules de soutien à Bruxelles. Selon Soufan Group, ces cellules pourraient aussi être activées pour commettre de nouveaux attentats.

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